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24/05/2016

Bienvenue à Erotika Land, le Disney du cul

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Un parc d’attractions sur le sexe va ouvrir au Brésil…

Ca s’appellera « ErotikaLand » et on pourra y monter dans des auto-tamponneuses en forme de parties génitales. Cette attraction résume bien l’esprit qui devrait régner dans ce Disneyland du sexe, dont l’ouverture est prévue en 2018 près de Sao Paulo, au Brésil. Le projet, porté par un homme d’affaires brésilien, est déjà bien avancé : prévu pour occuper 150.000 mètres carrés, il a nécessité environ 20 millions d’euros d’investissement et prévoit de créer 250 emplois. Les attractions sont déjà connues : un train fantôme où des gens (presque) tout nus remplaceront les créatures inquiétantes, une piscine où les nudistes pourront s’ébattre (en tout bien tout honneur), un musée de l’érotisme, des sex-shops en guise de souvenir… Et, cerise sur le gâteau, un cinéma en 7D, carrément, dont les sièges recréeront des sensations de froid, chaud, brrr, grrr, et autres slurps.

Selfies quéquette

Pour conserver un brin de moralité, les créateurs du parc ont fixé une règle stricte : pas de relations sexuelles dans le parc, qui ne comptera d’ailleurs pas d’hôtel. Evidemment, le parc ne sera pas autorisé aux moins de 18 ans. Ce qui n’empêche pas les élus locaux de s’inquiéter d’un « afflux de débauchés » : « Nous ne pouvons pas être connus comme la capitale mondiale du sexe », s’inquiète Matheus Erler, membre du parti socialiste chrétien et élu de Piracicaba, la ville qui doit accueillir ErotikaLand. « Ce ne sera pas un endroit pour les nonnes, mais nous n’essayons pas de recréer Sodome et Gomorrhe », lui a répondu Mauro Morata, l’homme d’affaires derrière le projet.

Au-delà de la question « morale », qui sera attiré par ce Walibi du cul ? Des « débauchés », des jeunes curieux, des adultes un peu kinky ? Les investisseurs assurent que le parc aura une approche « saine » de la sexualité en permettant aux visiteurs de découvrir un musée de l’histoire de la sexualité. Les employés feront aussi la promotion du préservatif, les « petites chemises de Vénus » étant les fers de lance de la campagne contre le sida menée par le gouvernement brésilien. Il y a donc fort à parier pour que les « débauchés » n’y trouvent pas franchement leur compte. Le parc sud-coréen Jeju Loveland, ouvert en 2004 avec à peu près le même principe qu’Erotika Land, a surtout vu défiler des jeunes mariés en quête d’inspiration pour leur nuit de noces, ou simplement de selfies désopilants à côté d’une quéquette géante.

Eduquer ou exploiter un filon ?

Promouvoir l’éducation sexuelle en créant un parc d’attractions à 100 dollars l’entrée, est-c e bien sérieux ? « Il y a une vraie nécessité à parler de sexualité et toute occasion est bonne à prendre si on peut réellement faire passer un message derrière », estime Philippe Brenot, psychiatre et thérapeute de couple,  co-auteur de Sex Story, la première histoire de la sexualité en BD (éd. Arènes). « Parler de sexualité ne peut pas se faire frontalement car ce n’est pas un sujet comme les autres, donc il faut trouver un moyen simple et ludique d’aborder le sujet : c’est le cas du personnage de Titeuf dans Le zizi sexuel, d’une bande-dessinée  et peut-être le cas d’un parc d’attractions,», estime le thérapeute.

Reste à savoir si le but premier des créateurs d’Erotika Land est réellement de promouvoir une éducation sexuelle ouverte et tolérante : le sexe fait vendre, et ce ne sont pas les musées, les éditeurs ou les fabricants de sextoys qui diront le contraire. « Pourquoi ça marche ? Parce que les gens sont inquiets et veulent comprendre », pense Philippe Brenot. Qu’il existe un marché de l’érotisme n’est sans doute pas condamnable, « ce qui est dommage, c’est quand on dit des choses qui ne sont pas justes ou qu’on tient un discours qui pousse à la performance ou à une normalité qui n’existe pas dans la sexualité », rappelle le psychiatre.

22/02/2016

Déviances sexuelles: Un cheval peut-il être «consentant et prendre du plaisir»?

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Parfois, un faits divers sordide (ou drôle selon les points de vue) peut soulever des questions quasi-philosophiques. Le faits divers, le voici, conté par des confrères nantais :

« Deux hommes de 19 et 20 ans ont été interpellés par la police, vendredi soir, après avoir été pris en flagrant délit de relations sexuelles et faits de zoophilie dans un poney club de Saint-Nazaire. Les deux Nazairiens s’ébattaient devant les chevaux mais, en plus, ils reconnaissaient des pénétrations sur au moins une jument. Elle « était consentante et prenait du plaisir », a assuré l’un des suspects aux enquêteurs, selon Presse Océan. » 20minutes.fr, 22/02/2016

Argument farfelu ? Analysons-le à l’appui de l’ouvrage Pervers, Nous sommes tous des déviants sexuels, du psychologue américain Jesse Bering paru le 12 février (éd.H&O)

Y a-t-il eu un préjudice ?

Faire des folies devant des chevaux entre hommes ne semble pas si grave que ça, juste un peu farfelu. Toutefois, cette envie dénote déjà que la présence équine excitait nos deux Nazairiens. Une déviance, donc, puisque leur sexualité semble s’écarter de la norme selon laquelle la vue d’un poney ne provoque pas de flambée de la libido. Or, comme le rappelle Jesse Bering, « la norme est un nombre et non une valeur ». Nuance importante : la norme, c’est ce que fait le plus grand nombre, pas ce que devrait faire tout le monde. Si nos deux amis sont très excités à l’idée d’être observés par Jolly Jumper, ça ne cause a priori de préjudice à personne. Jolly Jumper devrait s’en remettre.

C’est, selon Jesse Bering, cette notion de préjudice qui devrait conduire à sanctionner un comportement sexuel déviant, et non une morale à géométrie variable selon les époques et les lieux. Se frotter aux femmes dans le métro, c’est une déviance qui porte préjudice. Toucher des enfants, c’est une déviance qui porte préjudice. Manger son partenaire sexuel, c’est une déviance qui porte préjudice. Quoique : rappelez-vous le cas de ce policier allemand cannibale qui avait mangé son amant, rencontré sur un site dédié au cannibalisme. L’homme était, apparemment, volontaire pour mourir et être dévoré.  Malgré cela, le policier a été condamné à huit ans et demi de prison pour meurtre (les enquêteurs n’ont pas été en mesure d’établir avec certitude les circonstances de la mort, la défense assurait que l’homme s’était suicidé par pendaison) et pour avoir « porté atteinte au repos des morts ».

Comment obtenir le consentement d’un animal ?

S’il est possible de savoir si un être humain est consentant ou non (à avoir des relations sexuelles, à se faire manger en sauce gribiche, à se faire fouetter jusqu’à en conserver des marques), c’est plus difficile pour un animal. Revenons donc à Saint-Nazaire : la jument « était consentante et prenait du plaisir », a assuré un des suspects. Difficile de le savoir. Toutefois, si l’on considère la taille du pénis d’un étalon et celle d’un homme (même bien doté), la jument a dû ressentir au mieux une petite intrusion équivalente à celle d’un tampon hygiénique pour une femme. Vous avez déjà « pris du plaisir » avec un Tampax ? Ecrivez-nous.

Comme le note Jesse Bering, « Quel est le pire entre le responsable d’un étalon récupérant de force la semence d’un cheval de course par « électro-éjaculation » à des fins commerciales (l’opération consiste à insérer une tige électrifiée dans le rectum et à envoyer une décharge à haute tension dans sa prostate), et un zoophile masturbant gentiment son compagnon équin dans le seul but de le satisfaire ? Que le premier soit parfaitement légal et pas le second est la preuve que les lois sur la bestialité se préoccupent plus de désirs sexuels déviants d’une personne qu’elles ne le sont du réel bien-être de l’animal.» Et d’ajouter : « Ce problème délicat du consentement verbal d’un animal avant qu’il ne soit abattu pour le plaisir dînatoire d’une personne ne provoque, en comparaison, qu’une très modeste indignation. »

Le « facteur dégoût »

Alors, la jument était-elle consentante ? A-t-elle subi un préjudice ? Etait-elle flattée ou traumatisée par  ces caresses ? En France, les « sévices de nature sexuelle envers un animal domestique » sont punis de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. Un sévice est un mauvais traitement. « Il est assez facile d’écarter l’idée de cruauté quand, par exemple, un chien  se met sur le dos, il est assez évident qu’il est consentant, ou ce que décrit Bering d’un rapport entre un humain et une ânesse : du point de vue de la bête, c’est comme si elle ressentait une paille dans son rectum », commente le psychiatre Christian Giroux en postface de l’ouvrage. « D’autant que si l’on devait condamner cela, il faudrait aussi condamner tout ce qui relève de la procréation artificielle, ajoute le renommé biologiste Pierre-Henri Gouyon. En tant qu’agronome, j’ai pu participer à des inséminations de vache. Pour guider la canule dans la vache, on rentre le bras profondément dans l’anus et on passe la canule dans le vagin puis on guide la canule en utilisant la proximité entre le rectum et le vagin. Donc je vois difficilement comment un acte sexuel entre une vache ou un animal de cette taille-là pourrait être considéré comme un mauvais traitement. Mais dans le cas d’un chat ou d’un hamster, le cas de mauvais traitement est plus net. » Tout est relatif.

Pourquoi la zoophilie nous choque-t-elle, dans le fond ? Parce qu’elle est « contre nature ». Jesse Bering explique que la sexualité est quasiment l’unique domaine dans lequel des faits sont « présumés préjudiciables » parce que « contre nature », « intrinsèquement mauvais ». Mais aucune explication rationnelle ne vient étayer la condamnation de ces actes. Seul le « facteur dégoût », purement émotionnel, peut la justifier. Mais le dégoût, lui aussi, est loin d’être universel. Reste à savoir si notre jument regrettera ses parties fines avec les deux Nazairiens zoophiles.

17:48 Publié dans CULture | Lien permanent | Commentaires (0)

25/09/2015

Clara Morgane: L’interview calendrier

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Difficile de prendre Clara Morgane au dépourvu. On a beau lui poser les questions les plus stupides de la journée, elle ne se démonte pas et répond avec humour, gentillesse et professionnalisme. Son ventre qui s’arrondit caché par un petit haut sexy, Clara répond avec le sourire aux interviews qui s’enchaînent à l’occasion de la sortie de son calendrier 2016. Dans quelques heures, elle sera au théâtre dans Ladies night, une adaptation du film The full monty qu’elle joue depuis le 28 août au Palais des glaces. Future maman/sex-symbol/comédienne/fille sympa : Clara méritait mieux qu’une interview classique.

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Clara, vous êtes née un 25 janvier, dont le dicton du jour est : « Le jour de la saint Paul, l'hiver se rompt le col. » Qu’en pensez-vous ?

J’aime les citations, pas toutes. Celle là ne me parle pas tellement… Ca veut dire qu’on s’enlève le col ? Ecoute, je déteste cette citation [rires]. Cette année je vais avoir mon bébé en janvier, il y a quelque chose avec le mois de janvier…

L’année 2016 sera bissextile. Que ferez-vous pour profiter de ce jour supplémentaire ?

Je suis quelqu’un qui aime beaucoup le présent, je ne vis pas trop dans le passé, pas tellement dans le futur lointain, j’essaye de vivre chaque jour de la meilleure des façons. Donc aujourd’hui, je peux vous répondre : c’était une super journée, j’ai rencontré des gens très gentils en interview et je vais devoir poursuivre avec beaucoup d’énergie au théâtre ce soir. Ca je peux le dire d’aujourd’hui mais même demain je ne sais pas ce que sera la journée.

En 2016, Pâques sera le 27 mars. On dit « Noël au balcon, Pâques aux tisons ». Vous serez aux tisons ?

A Pâques, j’aurai ma fille, donc j’imagine que je serai auprès d’elle car j’ai envie d’en profiter un maximum. Elle ne pourra pas encore profiter du chocolat mais moi, oui. Noir de préférence, pour ceux qui auraient l’idée de m’en offrir !

En avril ne te découvre pas d’un fil. Vraiment ?

Ce calendrier a été fait au mois d’avril, donc je ne suis pas vraiment de celles qui respectent les dictons... En réalité j’aime beaucoup l’hiver, quand j’étais petite j’adorais la rentrée des classes, j’adorais les gros pulls et j’aime toujours ça. Mais je considère que le corps, autant de la femme que de l’homme, peut être un bel objet d’art, peut être magnifié, mis en avant, éclairé, donc j’aime que cela fasse partie de ma vie même si je ne pourrais pas faire que ça. Etre modèle ou mannequin, ce n’était pas du tout fait pour moi. La photographie, j’adore ça, ce calendrier m’en donne l’occasion au moins une fois par an, mais j’aime m’exprimer de façon différente à travers la scène ou la musique.

En mai fais ce qu’il te plaît, c'est-à-dire ?

Voilà ! Ca, c’est mon mois ! Mais mon problème c’est que je fais ce qui me plait à peu près tous les mois de l’année. J’aime me sentir absolument libre de mes choix, de mes actions, de mes gestes et de mes paroles, donc c’est un mois qui me plaît bien, en tout cas c’est un dicton qui me plaît bien.

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[Le mois de juin a été victime d’une déconcentration totale de l’intervieweuse liée à des facteurs qui vous auraient aussi déconcentré, hein, ça va]

Quel défilé vous aimeriez voir pour le 14 juillet ?

Je suis de toutes les gay-pride et de toutes les manifestations qui sont un pas de plus pour la liberté des sexes, des genres, et pour l’égalité. Mon cœur penche toujours vers ceux qui essayent de se trouver une place dans la société, c’est pour ça que le combat des femmes et des homosexuels me touche particulièrement.

Question musicale.


J’adore les vieilles chansons et le mois d’août. En général c’est un mois où je suis en vacances donc j’aime le mois d’août, j’aime la plage et j’y suis en général en août.

En septembre, c’est mon anniversaire. Qu’est-ce que vous m’offrez ?

Déjà il faudrait qu’on se revoie en septembre. J’espère que vous aurez pris cette invitation dans ma suite comme un cadeau d’amitié.


http://www.wat.tv/video/clara-morgane-calendrier-2016-7lqi5_311hx_.html

Octobre, chantait Francis Cabrel. On l’écoute ou pas ?

Je suis très Gainsbourg, c’est mon chanteur préféré, c’est lui qui m’a éduquée culturellement, artistiquement, c’est lui qui m’a insufflé le droit à la liberté, à l’expression. Il m’a vraiment guidée sur le chemin que j’emprunte jour après jour. Mes parents ont fait mon éducation en tant qu’enfant et il a fait une part de mon éducation de femme à travers simplement ses mots et ses mélodies.

clara3.jpgLe 25 novembre, on fête les catherinettes, ces jeunes filles de 25 ans célibataires. Vous leur souhaitez quoi ?

Si elles sont catherinettes c’est que malheureusement elles n’ont pas trouvé la bonne personne pour les accompagner sur le chemin de l’amour, donc la seule chose que je peux leur souhaiter c’est que la 26e année se passe mieux ! Après, il y a des femmes qui ont besoin de temps pour trouver la bonne personne, donc je pense que chacune et chacun fait à son rythme. Cette façon de leur dire « c’est un peu tard » n’est pas très élégante, ça remue peut-être un couteau dans une plaie pour celles qui ne trouvent pas l’amour.

Décembre, vous rencontrez le Père Noël. Que lui demandez-vous ?

 

Je ne suis pas de ceux qui croient au Père Noël, je crois en la force de l’esprit, la détermination, la passion, au courage, en l’amour, mais pas aux personnages imaginaires malheureusement. J’estime être extrêmement chanceuse dans ma vie car j’ai pu être totalement libre de mes choix, j’ai pu m’émanciper et ensuite j’ai pu grandir aux yeux de tous en m’exerçant dans des activités diverses et variées. J’ai un mari qui m’aime à la folie depuis six ans et que j’aime en retour, j’attends un enfant, donc je suis épanouie personnellement et professionnellement, je pense que je n’ai rien à demander de plus. 

 
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