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29/06/2014

«Ceci est mon sexe», la Passion de la femme-fontaine

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Oubliez Fifty shades of sexy bastard, Les lapins du parc Monceau ont la gueule de bois le dimanche et Je n’oublierai pas que je te reverrai: le roman que vous devez mettre de toute urgence dans vos valises pour les vacances, c’est Ceci est mon sexe, de Claire Barré, paru le 5 juin (ed. Hugo Roman).

Allez lire la 4e de couv’ par là

Malgré la couverture rose, on est très loin de la chick lit ou du mummy porn. L’histoire trash et sexy de Trixie Rose, «femme fontaine miraculeuse que des gens plus ou moins bien intentionnés vont vouloir faire passer pour la fille de Dieu» (dixit l’auteur), nous emmène plutôt dans des univers à la Tarantino, Lynch ou Almodovar, ces cinéastes qui ont «un sens du baroque, de la chair, de la sensualité». En scénariste aguerrie, Claire Barré a utilisé son sens de l’intrigue et ses références cinématographiques, musicales et littéraires pour nous tenir en haleine tout au long de ce roman inclassable, «transgenre», alliant comédie, drame et érotisme.

Dans cet évangile, les apôtres sont junkies, dealers, accros à la chirurgie esthétique, internés à Ste Anne, réalisateurs de porno gay ou catcheuses burlesques. Un joyeux bordel rempli d’hommes et de femmes «un peu cabossés par la vie, qui accrochent le regard», une Cour des miracles du 21e siècle qui se disperse à Las Vegas, Paris, Amsterdam et Tokyo. Tous gravitent autour de Trixie, une jeune fille métisse aux yeux mauves dont la beauté bouleverse tous ceux qui la croisent. «Son personnage est né de l’idée de Marylin: l’image de la pureté dans un monde qui ne l’est pas, explique Claire Barré, qui s’est fait tatouer son héroïne dans le dos. Elle est perçue comme innocente mais est loin d’être idiote.»

Femme «très forte et très féminine», Trixie découvre que sa capacité à atteindre une «jouissance orgasmique presque mystique» cache des pouvoirs miraculeux. «L’idée était aussi de parler de sexualité  et des femmes fontaines très librement avec un personnage qui le vit de manière naturelle», poursuit Claire Barré. Mais le don de Trixie va vite se transformer en malédiction pour la jeune femme, qui sera certes vénérée comme la fille de Dieu mais surtout enfermée et commercialisée. «Ce qui était beau et touchant devient industriel, poursuit Claire Barré. Les gens qui l’aiment trouvent normal qu’elle devienne un bien de consommation.»

Si un nouveau messie arrivait aujourd’hui, qu’en ferions-nous? Un site internet, une télé-réalité, une gamme de produits dérivés? A la fois critique de notre société de surconsommation et relecture féministe des textes fondateurs du catholicisme, «Ceci est mon sexe» propose de remplacer la Cène par un cocktail au LSD, l’imposition des mains par l’éjaculation féminine et la crucifixion par la marchandisation. «La beauté sauvera le monde», écrivait Dostoïevski: Claire Barré nous le prouve dans cette Passion sans résurrection possible.

11:48 Publié dans CULture | Lien permanent | Commentaires (0)

26/06/2014

Le Festival du film de fesses, vu par les miennes

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Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas foulé le tissu velouté d’un siège de cinéma. Ce mercredi soir, au Nouveau Latina, dans le quartier du Marais (où on s’y connaît en fessiers), nous nous sommes posées face à l’écran pour la première soirée de la première édition du premier FFF, le Festival du film de fesses. A nos côtés, une bonne centaine de derrières hipsteros-intellos-coquinos-parisiens s’installaient confortablement en attendant le programme de courts-métrages programmés pour cette soirée d’ouverture du FFF.

Quelques instants auparavant, la propriétaire des fesses de Maud Bambou, co-organisatrice du festival, nous expliquait ce qu’on allait faire là: «Nous voulons parler de sexe de manière belle et décalée, et réfléchir à la représentation de la sexualité dans le cinéma et dans notre société». D’accord, mais on va rosir un peu? «Nous avons choisi des films érotiques mais pas pornographiques, des classiques du genre mais aussi une sélection contemporaine, un hommage au réalisateur Jean-François Davy…», poursuit Maud. «On essaye de retrouver un romantisme du cul».

Romantisme du cul, romantisme mon cul

Bon, on a compris, ce sera pas la fête du string. Mais alors qu'on espérait être quand même un peu émoustillées par les cinq courts-métrages choisis, ni les «curiosités érotiques» du début du XXe siècle ni les plaidoyers écolo-babo-aimez-vous-les-uns-les-autres n'arrivent à nous faire frétiller. On s’engourdirait presque devant ce beau jeune homme qui se tripote en rêvant d’être un bouc (dans le film, pas dans la salle). Tout ça doit être un peu trop intello pour nous, qui sommes plutôt accros au Booty de J.Lo et aux scènes déchirantes d’émotion de Ryan Gosling (voir ci-dessous). On aimerait applaudir des deux fesses, mais on baille un peu quand la lumière se rallume. Allez, on reviendra l’année prochaine avec l’espoir de se dandiner un peu plus dans nos petites culottes d’été.

Toutes les infos sur le Festival : http://www.lefff.fr/

CADEAU DE MES FESSES

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25/06/2014

Matt Foxx envoie les femmes en l’air

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Elles flottent dans les airs tels des fantasmes qui traversent nos esprits. Dans leur plus belle robe ou en chemise de nuit, dans le quotidien de leur appartement ou la banalité de la rue, les artistes burlesques entrent en lévitation sous l’œil du photographe Matt Foxx. Son projet «Madame ne manque pas d’air» a déjà fait s’envoler une petite trentaine de femmes, en majorité issues du monde du burlesque.

Dans cet univers très codifié où bas résilles et plumes tentent de redonner vie au mythe de la pin-up façon Betty Boop, Matt Foxx a voulu «apporter un peu de légèreté». «La définition de la pin-up, à l’origine, c’est une femme dont on épingle la photo au mur, explique le photographe. Qu’importe sa tenue, qu’elle soit maquillée ou pas, madame tout le monde peut être une pin-up».  Face à la féminité exacerbée de leurs personnages, Matt Foxx propose aux performeuses de laisser s’envoler l’apparat pour révéler leur humour et leur grâce. Son rêve n’est ni de faire voler Dita von Teese, ni d’accrocher Beth Ditto au plafond, mais plutôt de soulever (galamment) les jupons d’«une mamie ou d’une femme enceinte».

Avec déjà une centaine de photos, «Madame ne manque pas d’air» recherche un lieu «non lié à l’univers du sexe» pour une exposition prochaine.

Toutes les photos par ici

17:15 Publié dans CULture | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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