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16/04/2015

Les femmes dessinent le pénis «idéal»

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On avait laissé nos hommes dans l’embarras face à une page blanche sur laquelle ils devaient représenter le sexe féminin. Leur vengeance est arrivée: le magazine Elite Daily a demandé à des femmes de dessiner un pénis. Mais attention, pas n’importe quel pénis: le pénis «idéal». Grandeur nature. Et là, les femmes s’avèrent aussi peu réalistes que les hommes: l’idéal se situerait entre 15 et 18cm pour ses dames, alors que la moyenne (en érection) est plus proche de 12cm. Leurs dessins représentent donc des sacrés braquemards qu’elles ne devraient pas croiser très souvent. On a le droit de rêver.


15/04/2015

De "Sex and the city" à "Game of thrones"… «Une femme qui jouit, ça reste tabou»

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Iris Brey a étudié la représentation de la sexualité féminine dans les séries télé. Elle donnera une conférence le 20 avril dans le cadre du Festival Séries Mania au Forum des Images (Paris 1er)…

 «Samantha, tu es toute rouge! Tu as fait un masque?» «Oh non! Je me suis masturbée tout l'après-midi.» Du Samantha tout craché. Comment ça, qui est Samantha? Sex and the city, Samantha la baiseuse au grand cœur, celle qui fait rire toute la bande de new-yorkaises avec ses innombrables conquêtes et ses commentaires sans tabous sur toutes les situations sexuelles dans lesquelles elle se fourre. Vous la remettez?

Diffusée aux Etats-Unis à partir de 1998, la série Sex and the city a été une des toutes premières à aborder la sexualité de manière aussi frontale. «C’est la première série qui ait utilisé la sexualité comme fil rouge de l’histoire, commente Iris Brey. Il n’y a rien de révolutionnaire dans sa manière d’en parler mais au elle met à jour quelque chose qui était transparent avant dans les séries: le fait que les femmes ont une sexualité.»

Si le sexe n’était pas absent des séries avant la fin des années 1990, il n’était qu’un élément annexe de l’intrigue. Et parfois une preuve de perversité, comme dans cet extrait de Dallas où la machiavélique Sue Ellen avoue à JR qu’elle l’utilise comme un jouet sexuel.


Sue Ellen tells JR that she used him for sex... par Sunter1

«Il y a encore des choses très contradictoires dans certaines séries, comme Mad men ou Game of thrones avec des personnages féminins très forts et en même temps une vision parfois très réductrice de la sexualité dans les scénarios, estime Iris Brey. Dans Game of thrones par exemple, on voit surtout les femmes subir la sexualité». Même si quelques leçons de plaisir sont dispensées par-ci par-là.

Pour Iris Brey, la véritable rupture dans le traitement de la sexualité féminine dans les séries est venue de Girls, la série créée en 2012 par Lena Dunham. «Girls a commencé à montrer une nouvelle sexualité féminine pas si facile qu’elle pouvait en avoir l’air dans Sex and the city où lorsque ça se passait mal, cela donnait lieu à des conversations très drôles mais où aucun problème de fond comme le viol ou l’avortement n’a jamais vraiment été abordé», commente Iris Brey. La série a aussi été une révolution dans la représentation du corps féminin: loin d’être un canon de beauté, Lena Dunham s’est imposée comme la représentante de toute une génération de jeunes filles qui refusent de se laisser imposer des standards esthétiques.

«Dans Girls, on voit une sexualité balbutiante avec une jeune femme d’une vingtaine d’années qui réalise ce qu’elle aime, ce qui lui manque, qui a un cheminement intellectuel pour trouver ce dont elle a envie pour sa sexualité. C’est une première, car hormis la découverte du fameux Rabbit par Charlotte dans Sex and the city, on avait affaire à des femmes plus âgées déjà rodées à la sexualité», explique Iris Brey.  

Climax de la sexualité féminine sur le petit écran, la série Masters of sex, diffusée depuis fin 2013, retrace les recherches de deux médecins à l’origine de la première grande étude sur la sexualité. Inspirée de l’histoire vraie de Bill Masters et Virginia Johnson, la série pose des questions jamais évoquées auparavant: «Grâce au coté médical on arrive à parler de choses comme l’orgasme clitoridien et l’orgasme vaginal. Les costumes des 1950-60 permettent aussi de faire passer des messages et des questions qui restent actuels: Qu’est-ce qu’un orgasme féminin? On ne sait toujours pas, et la série n’apporte pas de réponses, elle ne fait que donner des clés pour mieux appréhender le plaisir féminin», commente Iris Brey.  

Regardées par des millions de personnes à travers le monde, les séries américaines pourraient avoir un impact non négligeable sur la manière dont les femmes envisagent leur sexualité, estime la spécialiste. «Cela ouvre un espace pour pouvoir en parler et permet d’avoir des références visuelles sur la sexualité féminine, à mi-chemin entre les scènes classiques de missionnaire au cinéma et les films porno. Ces séries apportent un nouveau langage pour parler de sexe, que l’on n’avait pas forcément avant car une femme qui jouit, ça reste tabou.»

17:04 Publié dans CULture | Lien permanent | Commentaires (0)

03/04/2015

Vos culottes sales valent de l’or(gasme)

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Mesdames, vous êtes assises sur une mine d’or.  Certains hommes seraient prêts à payer cher pour vos petites culottes sales. Mais attention, pas sales cracra beurk, sales de votre plaisir. «Je ne me contente pas de les porter, je me procure un plaisir orgasmique avant de les envoyer», confie Sedna, active revendeuse sur vends-ta-culotte.com. Oui, vous avez bien lu: ce site est «le seul site francophone dédié aux amateurs de dessous portés», expliquent ses créateurs.

Pourquoi, comment, mais qu’est-ce que c’est que ce truc?

Restons calmes. Le principe du site est simple: des filles mettent des annonces pour vendre leurs dessous usagés à des garçons. Un peu comme au Japon, où le «burusera» fait fureur et les sous-vêtements de jeunes filles s’achètent dans des distributeurs. Sauf que là, il y a une complicité qui se noue entre les deux protagonistes, nous assure Barbarella, revendeuse de sous-vêtements:

«Ce qui me plait, c'est le sentiment de partager mon intimité de façon sincère et sans surenchère avec un homme, recevoir ses confidences sur ses goûts, ses choix, ses plaisirs fétichistes. Bref, c'est l'échange complice qui peut s'instaurer entre un homme et moi, même si parfois certains sont très réservés, pudiques. Vendre une culotte, c'est déjà faire un peu "connaissance". Ça peut paraître surprenant mais sans parler d'amitié puisque nous restons dans un cadre virtuel, je suis très attachée à la relation que j'entretiens avec certains hommes.»

Si vous pensiez arrondir facilement vos fins de mois (moyennant quelques arrangements avec votre conscience), vous vous êtes trompée d’adresse: il faut donner de soi pour être une bonne vendeuse de culottes. Barbarella dit consacrer «pas mal de son temps» à cette activité. «J'accompagne toujours une commande de photos de la lingerie portée, nous dit-elle. J'essaie finalement de faire ce que j'attendrais moi-même si j'étais un homme amateur de lingerie portée, quelque chose de soigné et de personnalisé.»

Sedna aussi fignole ses envois de lingerie: «Je les envoie systématiquement en suivi postal pour que mon admirateur puisse me faire confiance. Je joins également trois photos (par mail) durant le port et durant ma séance de préparation...parfois même une vidéo de cette séance accompagne mon dessous. Mes culottes arrivent toujours souillées chez mes coquins qui ont aussi le plaisir de découvrir un petit mot manuscrit que j'ai embrassé en habillant mes lèvres d'un beau rouge».

C’est pour l’argent, tout ça?

Les mauvaises langues diront que ces dames cherchent juste à gagner un peu d’argent. «En vendant mes dessous, à raison de 20€ le string porté 48h avec une moyenne de deux par semaine, le gain tourne autour des 160€ par mois», chiffre Sedna. Barbarella, qui a vendu entre 200 et 300 dessous  depuis 3 ans, d’abord par le biais d’une annonce dans un hebdomadaire puis sur le site, confie: «Vendre ma lingerie ne relève pas intrinsèquement du besoin financier. Je travaille, je suis maman... une femme comme les autres avec des plaisirs fétichistes que j'assume prudemment sur la toile.Ca me permet de me faire plaisir lorsque je craque sur une (très) belle paire de chaussures ou une place privilégiée pour un opéra... Pour autant, si mon employeur doublait demain mon salaire, je continuerais à vendre mes culottes, sans rien changer à ma façon de faire.»

Alors pourquoi se livrent-elles à ce jeu? Pour Sedna, tout a commencé par une aventure en chair et en os.

«Ça fait plusieurs années maintenant que j'ai pris pour habitude/plaisir, de laisser un petit souvenir à mes amants. Après nos premiers ébats, je leur laisse toujours ce "précieux", cela m'excite de savoir qu'ils vont penser à moi et me désirer d'autant plus avec ce petit morceau de lingerie. Quand j'ai entendu parler de Vends-ta-culotte.com, c'était une évidence, j'allais pouvoir rendre des centaines d'hommes fous de désir.»

Même trajectoire pour Barbarella:

«L'idée a germé dans ma tête il y a quelques années quand suite à ma séparation, j'ai laissé ma sexualité s'épanouir dans un contexte libertin. Un jour, un homme s'est livré à des caresses sur moi avec ma culotte et m'a demandé de la lui donner ensuite. Un déclic!»

Toutes les deux y prennent maintenant un grand plaisir. «Je prends un réel plaisir à savoir que mon petit bout de tissu intime va faire atteindre l'orgasme à ces messieurs!, explique Sedna. Mais le plus excitant, ça se passe cérébralement, car même s’ils ne l'utilisent pas pour se masturber, certains s'en servent de doudou, d'autres le portent même! Ils se réveillent, ils pensent à moi, ils s'endorment, ils pensent à moi...ils m'ont dans la peau et j'adore ça!!»

Et qui achète ça?

Des hommes, majoritairement. «Nous avons lancé Vends ton slip, pour inverser les rôles, mais les acheteurs sont plutôt masculins», explique Paul, co-créateur du site. Armé de Google analytics et en posant quelques questions aux «dizaines de milliers de membres» de vends-ta-culotte.com, Paul et son comparse ont établi un profil type de l’acheteur: 40% des acheteurs ont entre 18 et 30 ans, 70% sont célibataires et beaucoup habitent en Picardie (la région ayant le pourcentage le plus élevé d’amateurs de petites culottes par rapport à sa population).  Un acheteur se procure en moyenne 1,4 culotte par mois, au prix moyen de 25 euros. Ils sont excités en très large majorité (72%) par l’odeur et 31% se masturbent avec tandis que 30% la sentent (l’un n’empêchant pas l’autre).

Culottes particulières

Evidemment, ce portrait-robot masque toutes les histoires particulières de chaque petite culotte. Sedna se souvient ainsi avec émotion d’une culotte particulièrement humide.

«La culotte qui a, pour moi, la plus jolie histoire, est aussi la plus aventureuse. Je ne suis pas seulement fétichiste, je suis aussi libertine. Lors d'une de ces soirées, j'ai batifolé avec deux femmes en même temps...cette culotte était le fruit orgasmique de trois magnifiques créatures! M*, qui se l'ait procurée, en redemande!»

Barbarella, elle, évoque avec tendresse le petit voisin qu’elle a surpris un jour en train de chiper une de ses culottes étendues sur sa terrasse. «Je le retrouverai peut-être un jour pour une commande sur Vends ta culotte...», sourit-elle.

En pratique…

Le site vends-ta-culotte est modéré afin d’éviter la prostitution en ligne et les ventes d’excréments, précise Paul. Depuis sa création, «le site s’est étoffé», nous dit Paul, et d’autres vêtements que des petites culottes peuvent s’y vendre (chaussettes, chaussures, collants…). L’accès est gratuit dans la limite d’un nombre de conversations au-delà duquel il faut s’abonner. Tous les styles de culotte ont leur chance, du coton blanc à la dentelle sexy. «Au début, les gens pensent que c’est cracra, et finalement quand on baigne dedans, on adore», estime Paul.

 
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