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31/07/2014

Une start-up française invente la lecture érotique connectée

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Tout a commencé par le sexe: le minitel, internet, les DVD, la VOD, Canal+, Snapchat… «Quand une technologie est adoptée dans ce secteur-là, c’est sûr qu’elle va marcher». Christel a bien étudié le sujet. A la tête d’une toute jeune start-up, baptisée B.Sensory, la jeune femme présente un business plan solide: «Nous pouvons nous permettre de faire fabriquer nos sextoys en France car notre modèle est basé sur la récurrence de l’achat de contenus». Le pari de B.Sensory est de lancer la première application permettant de lire des romans érotiques en étant connecté à ses émotions littéraires mais surtout à un sextoy qui vibrera en fonction des passages du livre. «La lecture d’un passage chaud sur sa tablette ou son smartphone permettra d’activer la connexion bluetooth avec le sextoy», explique Christel.

Concrètement, il faudra télécharger les romans, préalablement «enrichis» par les auteurs de sons, images, vidéos et surtout de balises permettant de mettre le sextoy, préalablement placé à l’endroit idoine, en marche. Plusieurs programmes seront possibles, par exemple une vibration douce pour la scène du baiser fougueux entre Steve et Laura, jusqu’à une vibration intense pour la description du cunnilingus page 132. «Par définition, la littérature érotique est faite pour déclencher des sensations, explique Christel. Nous avons voulu aller plus loin dans le jeu.» Le prototype, à venir d’ici quelques mois, sera sous forme d’œuf vibrant à insérer dans le vagin. Mais rapidement, des déclinaisons pourraient être proposées, notamment sous la forme de sous-vêtements connectés qui pourraient chauffer, refroidir, caresser ou chatouiller les dames et les messieurs qui les porteront.

Une première série est programmée pour mars 2015, à condition que le crowdfunding marche. Car si les investisseurs ont été intéressés par le combo gagnant objet connecté/sextoy/littérature érotique/réalité augmentée, ils préfèrent mettre leur argent très discrètement dans l’affaire.  Quant aux auteurs, Christel estime que s’ouvre pour eux «de nouvelles possibilités de scénarisation». Et pour les lectrices assidues, de nouvelles prespectives pour les soirées au coin du feu.

Toutes les infos sur b-sensory.com

12:31 Publié dans CULture | Lien permanent | Commentaires (2)

29/06/2014

«Ceci est mon sexe», la Passion de la femme-fontaine

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Oubliez Fifty shades of sexy bastard, Les lapins du parc Monceau ont la gueule de bois le dimanche et Je n’oublierai pas que je te reverrai: le roman que vous devez mettre de toute urgence dans vos valises pour les vacances, c’est Ceci est mon sexe, de Claire Barré, paru le 5 juin (ed. Hugo Roman).

Allez lire la 4e de couv’ par là

Malgré la couverture rose, on est très loin de la chick lit ou du mummy porn. L’histoire trash et sexy de Trixie Rose, «femme fontaine miraculeuse que des gens plus ou moins bien intentionnés vont vouloir faire passer pour la fille de Dieu» (dixit l’auteur), nous emmène plutôt dans des univers à la Tarantino, Lynch ou Almodovar, ces cinéastes qui ont «un sens du baroque, de la chair, de la sensualité». En scénariste aguerrie, Claire Barré a utilisé son sens de l’intrigue et ses références cinématographiques, musicales et littéraires pour nous tenir en haleine tout au long de ce roman inclassable, «transgenre», alliant comédie, drame et érotisme.

Dans cet évangile, les apôtres sont junkies, dealers, accros à la chirurgie esthétique, internés à Ste Anne, réalisateurs de porno gay ou catcheuses burlesques. Un joyeux bordel rempli d’hommes et de femmes «un peu cabossés par la vie, qui accrochent le regard», une Cour des miracles du 21e siècle qui se disperse à Las Vegas, Paris, Amsterdam et Tokyo. Tous gravitent autour de Trixie, une jeune fille métisse aux yeux mauves dont la beauté bouleverse tous ceux qui la croisent. «Son personnage est né de l’idée de Marylin: l’image de la pureté dans un monde qui ne l’est pas, explique Claire Barré, qui s’est fait tatouer son héroïne dans le dos. Elle est perçue comme innocente mais est loin d’être idiote.»

Femme «très forte et très féminine», Trixie découvre que sa capacité à atteindre une «jouissance orgasmique presque mystique» cache des pouvoirs miraculeux. «L’idée était aussi de parler de sexualité  et des femmes fontaines très librement avec un personnage qui le vit de manière naturelle», poursuit Claire Barré. Mais le don de Trixie va vite se transformer en malédiction pour la jeune femme, qui sera certes vénérée comme la fille de Dieu mais surtout enfermée et commercialisée. «Ce qui était beau et touchant devient industriel, poursuit Claire Barré. Les gens qui l’aiment trouvent normal qu’elle devienne un bien de consommation.»

Si un nouveau messie arrivait aujourd’hui, qu’en ferions-nous? Un site internet, une télé-réalité, une gamme de produits dérivés? A la fois critique de notre société de surconsommation et relecture féministe des textes fondateurs du catholicisme, «Ceci est mon sexe» propose de remplacer la Cène par un cocktail au LSD, l’imposition des mains par l’éjaculation féminine et la crucifixion par la marchandisation. «La beauté sauvera le monde», écrivait Dostoïevski: Claire Barré nous le prouve dans cette Passion sans résurrection possible.

11:48 Publié dans CULture | Lien permanent | Commentaires (0)

26/06/2014

Le Festival du film de fesses, vu par les miennes

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Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas foulé le tissu velouté d’un siège de cinéma. Ce mercredi soir, au Nouveau Latina, dans le quartier du Marais (où on s’y connaît en fessiers), nous nous sommes posées face à l’écran pour la première soirée de la première édition du premier FFF, le Festival du film de fesses. A nos côtés, une bonne centaine de derrières hipsteros-intellos-coquinos-parisiens s’installaient confortablement en attendant le programme de courts-métrages programmés pour cette soirée d’ouverture du FFF.

Quelques instants auparavant, la propriétaire des fesses de Maud Bambou, co-organisatrice du festival, nous expliquait ce qu’on allait faire là: «Nous voulons parler de sexe de manière belle et décalée, et réfléchir à la représentation de la sexualité dans le cinéma et dans notre société». D’accord, mais on va rosir un peu? «Nous avons choisi des films érotiques mais pas pornographiques, des classiques du genre mais aussi une sélection contemporaine, un hommage au réalisateur Jean-François Davy…», poursuit Maud. «On essaye de retrouver un romantisme du cul».

Romantisme du cul, romantisme mon cul

Bon, on a compris, ce sera pas la fête du string. Mais alors qu'on espérait être quand même un peu émoustillées par les cinq courts-métrages choisis, ni les «curiosités érotiques» du début du XXe siècle ni les plaidoyers écolo-babo-aimez-vous-les-uns-les-autres n'arrivent à nous faire frétiller. On s’engourdirait presque devant ce beau jeune homme qui se tripote en rêvant d’être un bouc (dans le film, pas dans la salle). Tout ça doit être un peu trop intello pour nous, qui sommes plutôt accros au Booty de J.Lo et aux scènes déchirantes d’émotion de Ryan Gosling (voir ci-dessous). On aimerait applaudir des deux fesses, mais on baille un peu quand la lumière se rallume. Allez, on reviendra l’année prochaine avec l’espoir de se dandiner un peu plus dans nos petites culottes d’été.

Toutes les infos sur le Festival : http://www.lefff.fr/

CADEAU DE MES FESSES

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