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22/05/2013

Il était une fois, le vagin

Sur les traces du plaisir – épisode 3

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Les petites filles adorent les contes de fées. Ceux qui parlent de princesses endormies et de beaux princes charmants qui viennent les chercher sur leur cheval blanc. Mais à la fin, rien ne dit s’ils se marièrent et eurent beaucoup d’orgasmes. Une chose est sûre, la princesse n’a pas intérêt à compter sur le prince pour l’emmener au septième ciel: «L’homme est un ignorant sur le plan de la sexualité féminine, assène le sexologue Gérard Leleu. Il fait sur elle ce qu’il fait seul sur sa verge, à savoir un mouvement violent de va-et-vient. La femme doit donc lui enseigner comment lui donner du plaisir, mais pour ça il faut qu’elle se connaisse.» Socrate n’aurait pas dit mieux.

Osons le vagin

L’orgasme, ça ne tombe pas tout cuit dans la bouche, pense également Elisa Brune (cf billet précédent). «Je pense qu’il n’y a pas de sexualité épanouie sans une vraie éducation, explique la journaliste. Les romantiques disent qu’il faut aller à l’instinct, que ça vient tout seul, mais ce sont des idées reçues. La seule chose qui puisse être innée, éventuellement, c’est la procréation, l’accouplement au sens animal du terme. Mais la sexualité n’est pas innée.» L’apprentissage peut bien sûr passer par des lectures ou des conversations, mais l’étape la plus importante reste celle des travaux pratiques. «La femme peut déjà se rendre plus sensible en se stimulant elle-même avec les doigts ou des sextoys», conseille Gérard Leleu.

Mais attention, pour celles qui s’exercent, la satisfaction d’arriver «facilement» à un orgasme clitoridien ne doit pas faire oublier que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. «Beaucoup de femmes croient que tout est dans le clitoris et ne sont pas prêtes à expérimenter ou chercher du côté du vagin», renchérit Elisa Brune, qui aimerait qu’après la campagne «Osez le clito», on «Ose le vagin». Mais qu’est-ce qu’il pourrait bien y avoir à trouver dans cet organe qui ne procure d’orgasme qu’à une minorité de femmes? «Les femmes peuvent ne pas savoir que le vagin apporte quelque chose car dans un rapport sexuel traditionnel, l’homme fait un mouvement de piston qui le fait jouir mais qui n’est pas adéquat pour éveiller la sensibilité du vagin, explique Elisa. Il faut travailler le vagin autrement, l’explorer pourquoi pas avec des sex-toys ou conscientiser son partenaire qu’il y a moyen de faire d’autres mouvements avec des angles et des vitesses différentes, de manière à ce que la zone qu’on a appelé point G se sensibilise».

Le point G existe, je l'ai rencontré (ou presque)

Ah! Le revoilà, lui. Le point G, mythique et angoissant, source de nombreuses études et polémiques, mais encore bien souvent inconnu au bataillon. Certains sex-toys sont maintenant labellisés «spécial point G», pour aider les femmes à le trouver. On pose innocemment la question à nos copines réunies pour une vente de jouets (cf billet précédent): alors, vous l’avez trouvé? Petits «non, mouainon» marmonnés dans l’assistance. Gaëlle, la démonstratrice, a recueilli les confidences de dizaines de femmes et rassure tout le monde: «Très peu de filles ont trouvé leur point G, mais souvent c’est parce qu’elles ne savent pas du tout où il se trouve et comment le stimuler. Je leur explique aussi qu’aucune femme n’est que clitoridienne ou que vaginale.».

Les filles, y a du taf. Une fois que vous en aurez fini avec les travaux manuels, il faudra aussi faire un travail plus intellectuel, qui consistera à se défaire de tout ce que la société a marqué au fer rouge dans nos inconscients, pense Elisa Brune. «Il y a toujours une culpabilisation, une diabolisation de la sexualité, le sentiment que c’est sale ou honteux. Les femmes sont aussi très marquées par l’idée de jugement, de plaire à l’autre, de l’image de soi, et c’est un verrou qui bloque le lâcher-prise nécessaire à la jouissance. C’est finalement une responsabilité personnelle d’arriver à être plus forte qu’un conditionnement. Les femmes devraient découvrir qui elles sont par leurs sentiments, émotions, sensations personnelles. Dans ce que nous sommes, il y a notre sexualité, qui n’est pas celle de la voisine ni de la fille au cinéma. Il faut l’explorer pour se connaître et vivre en conséquence.»

C’est beaucoup de travail tout ça. On en vient à penser que les hommes sont bien plus tranquilles. «On donne aux hommes un rôle d’étalon impossible!», s’exclame Elisa Brune. Quoi? Eux aussi pâtiraient de la passivité des femmes? Allons donc discuter avec les garçons.

Commentaires

"se défaire de tout ce que la société a marqué au fer rouge dans nos inconscients"
Quel ramassis de connerie!!!! La société n'a rien a voir la de-dans, c'est l'environnement proche et les prédispositions de tels ou tels individus qui déterminent les choses. Dans la société, il y a de tout, de tous les gout, de toutes les couleurs. Certains s'y retrouve, d'autre pas. Il n'y a pas de théorème pour toute l'humanité. Chaque individu à la possibilité d'avancer, de découvrir, de se développer, s'il y en a qui n'y arrive pas, ben c'est la vie, c'est la nature. Il ya des gens libérés d'autres coincés, c'est la faute à la société bouhou!
Faut arrêter de se croire bien pensant en généralisant ses vérités personnels aux autres. Diabolisation!!!! hahahaha!! En quoi la banalisation serait de meilleure augure.
Les pauvres ptits chous la société leur fait du mal!!! oooh c'est triste.

Pffff, on se prend pour des philosophes du cul, mais on est pas meilleurs pour autant.

Écrit par : jane | 22/05/2013

please can we have more information , about comment se connaitre et connaitre son partenaire

Écrit par : guy gabriel tientcheu | 04/06/2013

Les commentaires sont fermés.

 
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