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17/01/2014

40 ans, en surpoids et des dizaines de mecs à ses pieds

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Age: 40 ans.

Situation familiale: divorcée.

Mensurations: 90-60-90 multiplié par deux

Cherche: Des hommes pour baiser comme une folle.

A priori, ce n’est pas le profil qui fait rêver sur un site de rencontres. Et pourtant, Christine Whelan est la preuve vivante que ça marche. Comprendre: qu’elle a effectivement baisé comme une folle avec des hommes qui avaient très envie d’elle. Le témoignage de cet Américaine pourrait nous donner de sérieuses pistes pour élucider enfin le mystère de la sexytude: parmi les hommes que Christine a rencontré, l’un d’entre eux lui a donné LA réponse à une question que nous nous posons tous et toutes.

«Nous étions allongés sur le lit après une des meilleures baises de nos vies et je lui ai demandé ce qui l’avait attiré chez moi. Je savais que je n’étais pas son genre habituel, ce qui m’a rendu curieuse. Il m’a simplement regardée, a haussé les épaules, m’a sourit et m’a dit: "La confiance en soi est sexy". Ces mots ont été déterminants pour moi.»

«Pouvoir se dire que la vie que l’on a est celle qu’on voudrait avoir»

Voilà le point commun entre Christine et Jennifer Lopez: la confiance en soi. Christine abordait les hommes gaiement, en assumant pleinement son corps et ses envies. Et ils ne fuyaient pas (tous) en découvrant son physique et son âge. «On sait bien que le fait d’être sexy n’est pas une question de mensurations mais une façon de s’incarner dans sa propre vie, confirme la psychanalyste Sophie Cadalen.  Ce sont les gens vivants qui nous attirent, ceux qui ouvrent l’appétit. Si on n’habite pas son propre corps, si on ne l’accepte pas, on renverra à l’autre une image très brouillée, quelque chose sonnera faux».

On peut se trouver trop gros ou petit, l’important est d’accepter ce corps et de ne surtout pas demander à l’autre de nous apporter cette cohérence que nous seuls pouvons trouver: «Avoir confiance en soi ne signifie pas d’être sûr de faire bien mais être sûr que ce qu’on fait nous convient bien. Pouvoir se dire que la vie que l’on a est celle qu’on voudrait avoir. Et ne pas attendre des autres qu’ils nous valorisent ou nous confortent», explique Sophie Cadalen.

Christine n’attendait pas des hommes qu’ils la mettent en valeur: elle savait ce qu’elle cherchait (vivre une année 2013 «de baise récréative») et assumait totalement de le faire avec le corps qu’elle avait à sa disposition. Pour les hommes qu’elle a rencontrés, «mon sex appeal avait beaucoup plus à voir avec mon esprit d’aventure et ma capacité à m’abandonner joyeusement qu’avec la forme de mon corps», se réjouit-elle.

Quelques exercices pratiques

Mais avant d’arriver à cet état de grâce, il va falloir travailler sur soi les enfants. Arrêter de vouloir coller aux canons de la beauté, de croire que ce push-up va faire loucher tous les hommes à la ronde ou que ce jean dans lequel on peut à peine s’assoir rend notre (très compressé) popotin vachement plus désirable.  «Des critères culturels ou sociétaux renvoient aux femmes une obligation de présentation exigeante et des obstacles importants comme l’âge. Mais la confiance en soi, c’est aussi arrêter de se penser comme on nous dit qu’il faut qu’on se pense», ajoute la psychanalyste. Quant aux hommes, même combat: si leurs «injonctions» sociétales se situent plutôt du côté du salaire et de la réussite professionnelle, un chômeur en fin de droits qui assume sa vie sera toujours plus sexy qu’un PDG hésitant.   

Evidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais avec quelques travaux pratiques, on devrait y arriver (exercice n°1: non, je ne mets pas ces chaussures à talons qui me font atrocement mal pour aller ce rencard, mais mes écrase-merde que j’adore et qui permettent à mon cerveau de penser à autre chose qu’à la douleur lancinante de l’écrasement des orteils). Et graver en lettres d’or cette phrase de notre déesse du sexe Christine: «Quel que soit mon physique, j’ai le droit de rechercher le plaisir sans honte. Et peu importe ce que tous les autres vous disent, vous aussi vous avez ce droit.»

13/01/2014

Superconnasse contre supermytho

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Je viens d’achever la lecture de deux ouvrages édifiants aux titres définitifs: La femme parfaite est une connasse* et Le super mec est un mytho*. Loin de moi l’idée de prendre au premier degré ces deux bouquins destinés à faire un cadeau pas cher et rigolo à une copine en pleine dépression post-rupture, mais il y a quand même quelque chose qui me chiffonne.

D’abord ces titres. Mis face à face, on se dit qu’on n’est pas dans la panade.

-          Salut beau gosse, tu me sembles bien super comme mec, tu serais pas un peu mytho ?

-          Bien sûr que si, et toi tu serais pas une connasse par hasard ?

Ca fait rêver.

Ensuite, le fait que ces deux livres soient clairement destinés aux femmes. Se dire qu’on n’a pas rencontré le super mec parce qu’il n’existe pas, et que nous ne sommes pas parfaites, parce que ça n’existe pas, ça rassure. Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi, alors que nous sommes cadres sup, mères de trois enfants brillamment éduqués, que nous avons couru le marathon de New York et que nous sommes parties seules en sac à dos à Kuala Lumpur, avons-nous tant besoin de nous rassurer quand il s’agit de plaire aux hommes (ou de se plaire à soi-même, l’un ne va pas sans l’autre)?

Partant du principe de base qu’une fille n’est jamais assez bien (puisqu’elle n’est pas un homme), nous traquons nos moindres failles pour expliquer notre relatif manque de chance amoureux. S’il ne m’a pas rappelée, c’est parce que j’ai couché le premier soir. S’il s’est mis en colère, c’est parce que j’ai exagéré. S’il couche avec Samantha, c’est parce que j’ai pris deux kilos. Si je l’ai largué, peut-être que dans le fond je ne l’ai pas compris. Heureusement que des petits livres sont là pour nous ôter toute cette culpabilité. Heureusement.

Sauf qu’un jour, et je rêve que ce jour advienne en 2014 mais faut pas trop en demander aux vœux de la nouvelle année non plus, ce serait bien que nous n’ayons plus besoin de ces bouquins. Que nous, les gonzesses, on arrête de se remettre en question quatorze fois par jour. Qu’on arrête de se croire responsables de tout, y compris de comprendre l’homme en face. Qu’on arrête de se trouver moche, grosse, pas aussi bien que la voisine.

Comme je n’en veux pas à ces deux livres, qui ont le mérite de nous faire sourire en des temps difficiles, je m’en vais vous donner deux bonnes raisons de les lire quand même:

1/ La théorie de la Scarlett Johansson, brillamment exposée dans La femme parfaite est une connasse: Si vous vous comportez comme un canon, on vous verra comme un canon.

2/ Vous avez rencontré Superqueutard ou Supersadique (ou les deux)? Vous verrez dans Le super mec est un mytho que non, ça n’arrive pas qu’à vous, et que oui, vous avez bien fait de le quitter (et non, vous ne lui enverrez pas un texto pathétique «Tu me manques» à 1h du mat’ et 2 grammes dans chaque bras, cf La femme parfaite…).  NB: N’attendez toutefois pas de ce livre qu’il vous évite de nouvelles mauvaises rencontres, car comme disait Confucius: «L’expérience est une bougie qui n’éclaire que celui qui la porte». De rien.

En somme, pour 2014, mesdames, mesdemoiselles, je vous souhaite de n’avoir besoin d’aucun livre de «développement personnel» ni de mode d’emploi pour être une fille heureuse. Quant aux messieurs, je leur souhaite de ne jamais jamais jamais conduire une fille à avoir besoin de ces livres.

Bonne année les connasses, bonne année les mythos.

 

*La femme parfaite est une connasse, Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard, ed. J’ai lu

Le super mec est un mytho, de Capucine Cousin, ed. Hugo Desinge.

14:23 Publié dans CULture | Lien permanent | Commentaires (2)

 
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