Avertir le modérateur

14/05/2014

Le sexe, un très mauvais moyen de se reproduire

 

bonobos.jpg

Halte aux clichés: ce n’est pas parce que c’est le printemps que les animaux se sautent dessus. Enfin, pas que. Récemment reconnues «douées de sensibilité» dans la loi, nos amies les bêtes ne seraient pas si bestiales qu’on le pense. On savait déjà que les modes de reproduction de certaines espèces pouvaient être très sophistiquées: les femelles lézards à queue en fouet se reproduisant par parthénogénèse ont besoin de simuler un accouplement pour provoquer l’ovulation, les araignées mâles apportent un cadeau alimentaire à leur femelle pour faire leur petite affaire pendant qu’elle mange, les oiseaux se frottent le cloaque…

Mais n’en déplaise à Darwin (et à Frigide Barjot), le but de toutes ces gesticulations n’est pas uniquement la reproduction de l’espèce. Preuve en est la prévalence de l’homosexualité chez les animaux: des couples de même sexe ont été observés dans plus de 450 espèces et jusqu’à 20% des mouettes sont gays. Chez les bonobos, les plus grands obsédés du règne animal, le sexe sert surtout à tisser des liens entre les individus du groupe ou à apaiser les conflits.

Créer de l’interaction

Rien d’étonnant pour Thierry Lodé, professeur en écologie évolutive et spécialiste de la sexualité des animaux: «Essayez donc de draguer quelqu’un en lui disant d’emblée que c’est pour avoir des enfants…» sourit le biologiste, pour qui sexualités humaines et animales ont le même but: créer de l’interaction. «Pour beaucoup de chercheurs, la sexualité est inféodée à la reproduction et ne sert qu’à ça. Mais nous sommes un certain nombre à penser que ce n’est pas possible, explique Thierry Lodé.  La sexualité est un très mauvais moyen évolutif: chaque individu ne transmet que la moitié de son patrimoine génétique, les femelles ne sont pas disponibles tout le temps, il faut beaucoup d’énergie pour produire les ovules et le gaspillage de spermatozoïdes est monumental, les comportements de cour sont souvent meurtriers… Si l’évolution avait choisi un bon moyen de faire passer ses gènes, elle n’aurait pas choisi la sexualité!».

Si le sexe n’est pas efficace pour se reproduire, il faut bien qu’il serve quand même à quelque chose. «Il fabrique des sensibilités», poétise le biologiste. Si le sexe «complique la reproduction», Thierry Lodé affirme qu’il peut en revanche nous servir à construire un lien «cellulaire, olfactif puis émotionnel» avec l’autre, que l’on soit une otarie, un chimpanzé ou un hipster. «Chez les hommes, on donne le nom d’amour à cet attachement, mais il se retrouve chez d’autres espèces comme les mésanges charbonnières, qui copulent alors que la femelle a déjà pondu les œufs pour continuer à fabriquer de l’attachement. Cela culmine chez les bonobos pour qui la sexualité a aussi un rôle social».

Le club de foot, lieu de recherche de rapports sexuels

Thierry Lodé n’hésite pas à dire que nous aussi, êtres humains distingués, «nous passons notre temps à chercher des rapports sexuels» uniquement pour créer de la relation avec notre groupe social. «En caricaturant, même quand on s’inscrit dans un club de foot, c’est une forme de recherche de lien et donc de recherche de rapports sexuels», affirme le biologiste. «C’est la même chose que lorsque des écosystèmes se fabriquent entre poissons clowns et anémones, abeilles et fleurs…»

Et le plaisir dans tout ça? Est-ce que ce ne serait pas une bonne et simple raison de s’accoupler? « C’est un plus», admet le biologiste, et même chez les animaux: «On a observé des orgasmes chez les écrevisses, les serins, les fouines… Mais là encore, ces réactions musculaires et neuronales sont une manifestation du désir qui est une forme d’attachement».

Commentaires

Article bizarre qui sombre dans le ridicule avec l'exemple du club de foot ,l'auteur n'ayant pas pousse l'absurde jusqu'au club de rugby .L'Homme est un être extrêmement sociable et cherche à tisser des liens.La sexualité a été longtemps lié à la reproduction de fait .Aujourd'hui ou les deux sont plus déconnectés par la contraception on s’aperçoit que le désir de se reproduire (avoir un enfant ) est un désir autonome ,comme celui de se sentir parent.
Mais les partouses dans les clubs de foot même au Paris Foot Gay ne sont pas au programme,le but c'est de gagner le match en équipe.

Écrit par : jacques | 14/05/2014

Ah voila quelqu'un qui n'as pas bien compris le principe de ce blog

Tu dois jouer au foot pour te sentir visé non ? j’espère au moins que tu as compris que l'auteur ne dit pas forcement que si tu t'inscrit dans un club de foot c'est que tu as des envies avec les joueurs qui s'y trouve

Écrit par : Max | 14/05/2014

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu