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16/04/2015

Les femmes dessinent le pénis «idéal»

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On avait laissé nos hommes dans l’embarras face à une page blanche sur laquelle ils devaient représenter le sexe féminin. Leur vengeance est arrivée: le magazine Elite Daily a demandé à des femmes de dessiner un pénis. Mais attention, pas n’importe quel pénis: le pénis «idéal». Grandeur nature. Et là, les femmes s’avèrent aussi peu réalistes que les hommes: l’idéal se situerait entre 15 et 18cm pour ses dames, alors que la moyenne (en érection) est plus proche de 12cm. Leurs dessins représentent donc des sacrés braquemards qu’elles ne devraient pas croiser très souvent. On a le droit de rêver.


03/04/2015

Vos culottes sales valent de l’or(gasme)

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Mesdames, vous êtes assises sur une mine d’or.  Certains hommes seraient prêts à payer cher pour vos petites culottes sales. Mais attention, pas sales cracra beurk, sales de votre plaisir. «Je ne me contente pas de les porter, je me procure un plaisir orgasmique avant de les envoyer», confie Sedna, active revendeuse sur vends-ta-culotte.com. Oui, vous avez bien lu: ce site est «le seul site francophone dédié aux amateurs de dessous portés», expliquent ses créateurs.

Pourquoi, comment, mais qu’est-ce que c’est que ce truc?

Restons calmes. Le principe du site est simple: des filles mettent des annonces pour vendre leurs dessous usagés à des garçons. Un peu comme au Japon, où le «burusera» fait fureur et les sous-vêtements de jeunes filles s’achètent dans des distributeurs. Sauf que là, il y a une complicité qui se noue entre les deux protagonistes, nous assure Barbarella, revendeuse de sous-vêtements:

«Ce qui me plait, c'est le sentiment de partager mon intimité de façon sincère et sans surenchère avec un homme, recevoir ses confidences sur ses goûts, ses choix, ses plaisirs fétichistes. Bref, c'est l'échange complice qui peut s'instaurer entre un homme et moi, même si parfois certains sont très réservés, pudiques. Vendre une culotte, c'est déjà faire un peu "connaissance". Ça peut paraître surprenant mais sans parler d'amitié puisque nous restons dans un cadre virtuel, je suis très attachée à la relation que j'entretiens avec certains hommes.»

Si vous pensiez arrondir facilement vos fins de mois (moyennant quelques arrangements avec votre conscience), vous vous êtes trompée d’adresse: il faut donner de soi pour être une bonne vendeuse de culottes. Barbarella dit consacrer «pas mal de son temps» à cette activité. «J'accompagne toujours une commande de photos de la lingerie portée, nous dit-elle. J'essaie finalement de faire ce que j'attendrais moi-même si j'étais un homme amateur de lingerie portée, quelque chose de soigné et de personnalisé.»

Sedna aussi fignole ses envois de lingerie: «Je les envoie systématiquement en suivi postal pour que mon admirateur puisse me faire confiance. Je joins également trois photos (par mail) durant le port et durant ma séance de préparation...parfois même une vidéo de cette séance accompagne mon dessous. Mes culottes arrivent toujours souillées chez mes coquins qui ont aussi le plaisir de découvrir un petit mot manuscrit que j'ai embrassé en habillant mes lèvres d'un beau rouge».

C’est pour l’argent, tout ça?

Les mauvaises langues diront que ces dames cherchent juste à gagner un peu d’argent. «En vendant mes dessous, à raison de 20€ le string porté 48h avec une moyenne de deux par semaine, le gain tourne autour des 160€ par mois», chiffre Sedna. Barbarella, qui a vendu entre 200 et 300 dessous  depuis 3 ans, d’abord par le biais d’une annonce dans un hebdomadaire puis sur le site, confie: «Vendre ma lingerie ne relève pas intrinsèquement du besoin financier. Je travaille, je suis maman... une femme comme les autres avec des plaisirs fétichistes que j'assume prudemment sur la toile.Ca me permet de me faire plaisir lorsque je craque sur une (très) belle paire de chaussures ou une place privilégiée pour un opéra... Pour autant, si mon employeur doublait demain mon salaire, je continuerais à vendre mes culottes, sans rien changer à ma façon de faire.»

Alors pourquoi se livrent-elles à ce jeu? Pour Sedna, tout a commencé par une aventure en chair et en os.

«Ça fait plusieurs années maintenant que j'ai pris pour habitude/plaisir, de laisser un petit souvenir à mes amants. Après nos premiers ébats, je leur laisse toujours ce "précieux", cela m'excite de savoir qu'ils vont penser à moi et me désirer d'autant plus avec ce petit morceau de lingerie. Quand j'ai entendu parler de Vends-ta-culotte.com, c'était une évidence, j'allais pouvoir rendre des centaines d'hommes fous de désir.»

Même trajectoire pour Barbarella:

«L'idée a germé dans ma tête il y a quelques années quand suite à ma séparation, j'ai laissé ma sexualité s'épanouir dans un contexte libertin. Un jour, un homme s'est livré à des caresses sur moi avec ma culotte et m'a demandé de la lui donner ensuite. Un déclic!»

Toutes les deux y prennent maintenant un grand plaisir. «Je prends un réel plaisir à savoir que mon petit bout de tissu intime va faire atteindre l'orgasme à ces messieurs!, explique Sedna. Mais le plus excitant, ça se passe cérébralement, car même s’ils ne l'utilisent pas pour se masturber, certains s'en servent de doudou, d'autres le portent même! Ils se réveillent, ils pensent à moi, ils s'endorment, ils pensent à moi...ils m'ont dans la peau et j'adore ça!!»

Et qui achète ça?

Des hommes, majoritairement. «Nous avons lancé Vends ton slip, pour inverser les rôles, mais les acheteurs sont plutôt masculins», explique Paul, co-créateur du site. Armé de Google analytics et en posant quelques questions aux «dizaines de milliers de membres» de vends-ta-culotte.com, Paul et son comparse ont établi un profil type de l’acheteur: 40% des acheteurs ont entre 18 et 30 ans, 70% sont célibataires et beaucoup habitent en Picardie (la région ayant le pourcentage le plus élevé d’amateurs de petites culottes par rapport à sa population).  Un acheteur se procure en moyenne 1,4 culotte par mois, au prix moyen de 25 euros. Ils sont excités en très large majorité (72%) par l’odeur et 31% se masturbent avec tandis que 30% la sentent (l’un n’empêchant pas l’autre).

Culottes particulières

Evidemment, ce portrait-robot masque toutes les histoires particulières de chaque petite culotte. Sedna se souvient ainsi avec émotion d’une culotte particulièrement humide.

«La culotte qui a, pour moi, la plus jolie histoire, est aussi la plus aventureuse. Je ne suis pas seulement fétichiste, je suis aussi libertine. Lors d'une de ces soirées, j'ai batifolé avec deux femmes en même temps...cette culotte était le fruit orgasmique de trois magnifiques créatures! M*, qui se l'ait procurée, en redemande!»

Barbarella, elle, évoque avec tendresse le petit voisin qu’elle a surpris un jour en train de chiper une de ses culottes étendues sur sa terrasse. «Je le retrouverai peut-être un jour pour une commande sur Vends ta culotte...», sourit-elle.

En pratique…

Le site vends-ta-culotte est modéré afin d’éviter la prostitution en ligne et les ventes d’excréments, précise Paul. Depuis sa création, «le site s’est étoffé», nous dit Paul, et d’autres vêtements que des petites culottes peuvent s’y vendre (chaussettes, chaussures, collants…). L’accès est gratuit dans la limite d’un nombre de conversations au-delà duquel il faut s’abonner. Tous les styles de culotte ont leur chance, du coton blanc à la dentelle sexy. «Au début, les gens pensent que c’est cracra, et finalement quand on baigne dedans, on adore», estime Paul.

05/03/2015

«Beaucoup d’hommes tombent dans le piège de croire qu’ils ont un petit pénis»

 

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9,16cm au repos et 13,12cm en érection. En dessous de cette barre fatidique, les pénis sont-ils trop petits? Alors que les études sur la taille moyenne du pénis se multiplient, donnant à chaque fois une idée de la «normalité», certains hommes refusent de se laisser complexer par des mesures statistiques. Parmi eux, Ant Smith, artiste et poète britannique, qui organise ce samedi à Londres la «Big small penis party», la grande fête des petits pénis. Fier de son attribut de 2,5cm, Ant veut décomplexer les hommes, quelque soit la taille de leur membre.

La longueur du pénis, c’est une angoisse de taille pour les hommes?

L’angoisse sur la taille du pénis est très courante, à des degrés plus ou moins forts. C’est extrêmement difficile pour les hommes de l’accepter. Pour certains, ce n’est rien de plus qu’un sujet embarrassant quand la question de la taille refait surface ou quand ils sont dans un vestiaire. Pour certains, cela influence leurs actes: certains hommes évitent d’aller dans une salle de sport à cause de ça. Pour d’autres, c’est encore pire et ils se retrouvent à mettre fin à des relations plutôt que de passer «à l’étape suivante». Et au pire, l’anxiété crée des problèmes psychologiques qui peuvent mener au suicide.

Qu’est-ce qui provoque cette angoisse?

Nous sommes abreuvés d’images dans les médias, que ce soit la publicité ou le porno, qui nous disent plus on a un gros pénis, plus on est un vrai mec. Le monde regorge de jugements négatifs, par exemple quand on dit que les terroristes doivent avoir des petits pénis. La plupart des hommes finissent donc par mentir, arrondissent favorablement leurs mensurations ou ajoutent quelques centimètres. Cela contribue à augmenter la taille considérée moyenne et encore plus d’hommes tombent dans le piège de croire qu’ils ont un petit pénis alors qu’ils sont dans la moyenne ou au-dessus.

Pensez-vous que le porno ait un rôle important dans le développement de ces complexes?

Certainement, mais le porno est aussi utile car le fantasme est libérateur et éducatif. Le vrai problème est que nous avons perdu de vue la différence entre la réalité et le fantasme. Nous ne nous rencontrons plus autant qu’auparavant dans la vraie vie, les hommes ne voient plus très souvent d’autres hommes nus. En même temps, les médias ont pris beaucoup d’importance et, particulièrement dans la publicité, nous recevons de plus en plus d’images qui nous disent «les vrais hommes ont de gros pénis». Si les médias avaient une vision plus réaliste, ce serait plus facile de voir le porno pour ce qu’il est: du fantasme. Je ne fais en aucun cas campagne contre le porno, mais je milite pour rappeler aux gens qu’il y a une différence entre les faits et le fantasme.

Quel est le plus gros problème pour les petits pénis: l’estime de soi, les relations avec les femmes ou la comparaison avec les autres hommes?

Cela affecte certainement l’estime de soi. Les hommes sont poussés à se sentir moins virils à cause de leur petit pénis. Concernant les femmes, quand on les interroge sur la taille du pénis, la plupart préfère une taille moyenne ou légèrement supérieure à la moyenne. Quelques femmes aiment les très gros pénis, mais pas toutes. Toutefois, quand on demande à une femme ce qui est important dans une relation, le pénis n’est pas souvent le critère numéro un. Une étude révèle que les femmes classent la taille du pénis comme la 9e chose importante dans une relation. Donc la taille compte, mais seulement un peu. Il est important d’être honnête: certaines femmes m’ont dit que mon pénis n’était pas petit, mais avec 10cm en érection je sais qu’il l’est et me dire le contraire n’aide pas. Je ne crois pas une femme qui me dit cela. En revanche, si une femme me dit: «Oui, tu as un petit pénis, et alors? Amusons nous quand même!», je peux croire ça!

Avez-vous été la cible de moqueries?

Oui. Parfois dans des urinoirs publics, dans un pub par exemple, d’autres hommes ont ri ouvertement. Au repos, mon pénis mesure environ 2,5cm, la moyenne étant trois à quatre fois supérieure.

Ces moqueries peuvent-elles avoir des impacts psychologiques?

Une simple recherche Google sur «petit pénis suicide» fait remonter 840.000 articles, dont celui évoquant un jeune de 18 ans qui s’est suicidé à cause de cela. Des hommes m’ont écrit pour me décrire leur dépression. C’est un problème majeur mais il n’y a encore jamais eu d’étude démontrant le lien entre la taille du pénis et la dépression.

Que diriez-vous à un homme complexé par la taille de son pénis? Et à quelqu’un qui s’en moquerait?

Tout d’abord, l’humour est important et il y a des choses drôles dans le fait d’avoir un petit pénis. Devoir partir à sa recherche quand il fait froid et qu’il a totalement disparu, ou faire pipi est drôle en soi. Mais avoir un petit pénis ne fait pas de moi un être moins humain. Tant que l’humour n’est pas cruel, rions! Aux hommes angoissés, je leur dis: la peur que vous ressentez d’être débusqués est pire que la réalité. Tous les gens que je connais savent maintenant que j’ai un petit pénis et cela n’est pas un problème. Soyez ouverts et honnêtes, troquez votre peur contre la liberté. Une fois que les gens connaîtront votre crainte, la grande majorité vous soutiendra, les gens sont dans l’ensemble corrects. Et si certains ne le sont pas? Alors vous saurez que ce ne sont pas des gens convenables et vous pourrez les rayer de votre vie!

Pensez-vous que des femmes viendront à votre soirée? Et des hommes avec des gros pénis?

C’est un sujet plus grave pour les hommes que pour les femmes. La plupart d’entre elles sont d’un grand soutien et elles viendront pour montrer leur solidarité. Je suis certain que beaucoup d’hommes avec des pénis moyens ou gros ont aussi des angoisses, des hommes parfaitement équipés viendront à la soirée et se sentiront soulagés quand ils verront d’autres hommes avec des beaucoup plus petits pénis dire «Et alors?»!

 
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