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06/06/2013

Entre provocation et banalisation, les seins balancent

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Des seins, on en voit partout: dans les films, dans les pubs, sur Internet, sur la plage, dans un décolleté plongeant...  Aucun attribut sexuel n’a connu une telle libération depuis le milieu du 20e siècle. Dans nos sociétés occidentales, plus personne ne se choque de voir des seins nus sur la plage et récemment, la police new-yorkaise a rappelé à ses troupes préparant la sécurité de la prochaine marche des fiertés que se promener dans la rue seins nus ne constituait pas un motif d’arrestation.


Pourtant, montrer ses seins reste un moyen de provocation et le plus sûr chemin pour attirer l’attention sur une cause, qu’il s’agisse du féminisme pour les Femen ou de la lutte contre la pédophilie pour ses femmes chinoises qui se sont affichées poitrine dénudée sur le Web. Entre provocation et banalisation, les seins balancent.

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La méthode choc des activistes ukrainiennes de Femen a fait des émules. Pour la bonne et simple raison qu’elle est efficace: les médias se précipitent à chacune de leurs actions, parce que les seins, c’est vendeur. Vous-mêmes, avouez que vous n’auriez peut-être jamais entendu parler des Femen si vous n’aviez pas un jour cliqué sur une photo de poitrine dénudée. Si certaines femmes jugent que l’utilisation du corps de la femme comme message «publicitaire» ne sert pas vraiment la cause féministe, personne ne remet en question l’efficacité de leur mode d’action.

Seins publics, seins privés

Mais pourquoi montrer ses seins reste si frappant alors que les kiosques à journaux débordent de couvertures dénudées? Pour le sociologue David Le Breton, auteur de L’adieu au corps, «Les seins qui s’affichent dans les films ou les pubs sont des seins médiatiques. La provocation consiste à l’inverse à envahir le regard des autres, réellement présents, en dévoilant une partie du corps qui reste habituellement cachée.  Les seins publics sont une affirmation de la nudité, ce qui reste relativement peu conventionnel voire tabou dans nos sociétés, et le potentiel érotique du sein est alors encore plus présent.»

En France, il est d’ailleurs interdit de se promener seins nus dans la rue, sous peine d’être accusée «d’atteinte à la pudeur». Si le Code pénal ne désigne pas précisément les parties du corps qu’il est bon de garder couvertes, «l’espace public compte un certain nombre de conventions et de ritualités qui relèvent de l’interdit de la nudité, commente le sociologue. Donc la nudité directe des seins est forcément une provocation, une transgression». Sauf à la plage, où les seins nus tombent dans une banalisation, une dé-érotisation du corps communément admise et respectée par tous, comme l’explique le sociologue Jean-Claude Kaufmann dans Corps de femmes, regards d’hommes.

La maman et la putain

Ce ne sont donc pas les seins en eux même qui choquent, mais le lieu où on les expose. D’ailleurs, la poitrine nue reste une «transgression tolérée» selon David Le Breton: l’effet ne serait pas du tout le même si des femmes (ou des hommes) se mettaient à montrer d’autres organes sexuels en public. «Pour les femmes, ce serait un appel au viol, une manière de se dévoiler comme des femmes publiques dans le plus mauvais sens du terme», explique le sociologue.

Car si le sein est érotique, il porte aussi en lui la symbolique de l’allaitement et de la maternité: la maman et la putain. Le dévoiler en public tend à faire tomber la femme dans la seconde catégorie, comme si elle brisait le caractère sacré du premier organe contre lequel nous nous sommes blottis et qui nous a nourris. Des symboles parfois lourds à porter mais qui marquent à coup sûr les consciences lorsqu’ils s’affichent hors des conventions.


05/06/2013

En accouchant, sur un vélo ou en rêve… L’orgasme quand on ne s’y attend pas

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Les orgasmes féminins sont facétieux. Alors qu’on peut s’échiner pendant de longues minutes pour y parvenir, ils débarquent parfois dans des situations pour le moins incongrues.

Une nouvelle étude affirme ainsi que les femmes peuvent avoir un orgasme… en accouchant. Le site Livescience.com rapporte les résultats d’un sondage réalisé par le psychologue français Thierry Postel. En compilant les réponses de 109 sages-femmes totalisant 206.000 accouchements, il est arrivé au chiffre de 0,3% de «naissances orgasmiques». Ou du moins d’accouchements après lesquels les jeunes mamans ont dit avoir ressenti «des sensations orgasmiques» ou ont montré «des signes de plaisir». Bien sûr, l’accouchement est douloureux, mais c’est aussi «une stimulation de la filière génitale, vagin, col de l’utérus, clitoris», explique Barry Komisaruk, professeur en psychologie à l'université de Rutgers dans le New Jersey.

Le sexologue Jacques Waynberg nous confirme que l’accouchement peut être source de plaisir: «La stimulation génitale est énorme et chez une femme inondée d’hormones par la grossesse, on peut imaginer que les circonstances sont favorables à l’orgasme». Mais il évoque aussi une seconde hypothèse, celle de femmes «qui ont développé la sensibilité de leur vagin par des élargissements, notamment dans le cas de pratiques de fist. Les femmes qui ont un orgasme par ces pratiques érotiques sont prédisposées à un orgasme à l’accouchement».  

Une surcharge émotionnelle

Tout aussi intriguant, une étude réalisée en 2012 révélait que les femmes pouvaient atteindre l’orgasme en faisant du sport. Et pas à cause du petit short moulant du coach. Abdos, lever de poids, yoga et cyclisme arrivent en tête des sports jouissifs. L’étude ne donnait pas d’indices sur ce qui provoquait l’arrivée de l’orgasme, mais indiquait que les femmes qui avaient expérimenté cet orgasme en pleine salle de sport s’étaient senties «gênées». Ce n’est pourtant pas pire que de suer comme un bœuf en survet’ fluo devant tout le monde.

L’orgasme pourrait donc surgir à tout moment, à condition néanmoins que la femme ait «acquis le réflexe», explique Jacques Waynberg. «Cette surcharge émotionnelle exceptionnelle peut se produire dans les situations les plus variées qui vont aller des stimulations de type sexuel à des contextes qui ne sont pas érogène a priori, poursuit le sexologue. Par exemple, un énorme stress peut produire un court-circuit, faire sauter les plombs et une femme qui court après son TGV, si elle sait déjà jouir, peut avoir un orgasme.»

Lâcher prise

Stress intense ou relâchement total, l’orgasme arriverait donc quand on perd le contrôle de soi-même. La nuit, par exemple, lorsque notre inconscient carbure, les rêves érotiques peuvent mener jusqu’à un réel orgasme. C’est même relativement courant, selon plusieurs études: 80% des messieurs auraient connu un orgasme en dormant, contre 40% des femmes.

Il parait également que des chanteuses peuvent avoir un orgasme en plein récital, que Francis Lalanne éjacule sur scène et que quelques très rares personnes ont eu un orgasme en regardant Derrick. Quant au plaisir de lire, l’artiste Clayton Cubbit l’a illustré mieux que personne avec ses vidéos «Hysterical literature». Déconcentrées par un vibromasseur sous la table, les lectrices donnent une version inattendue de quelques grands classiques de la littérature américaine. Ok, c’est triché. Mais c’est bon quand même.


17/05/2013

Pendant l’amour, ayons la langue bien pendue

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Bien sûr, on a souvent la bouche occupée dans ce genre de situation. Mais parfois, l’ouvrir pour émettre autre chose qu’une onomatopée peut s’avérer utile, voire très agréable. Le très sérieux magazine Psychology today nous propose quelques idées de paroles pour agrémenter les ébats.

Les mots utiles

Dans un monde idéal, nous connaissons notre partenaire sur le bout des doigts et nous savons décoder ses mimiques de plaisir sans jamais nous tromper. Dans un monde idéal. Mais il arrive parfois (avouez) d’avoir envie d’abréger, d’accélérer, de réorienter voire même de demander. Pas toujours facile de trouver les mots et un nouveau partenaire ne vous comprendra pas forcément du premier coup si vous lui suggérez d’aller dire bonjour à bibiche. Dans ces cas-là, il existe un mot simple et magique: «Oui». Le mot fonctionne comme une discrimination positive: on ne dit pas «Non, pas ça, aïe, ne mets pas les dents», mais on récompense les bons gestes. Ce qui devrait normalement inciter le partenaire à s’attarder là-dessus (sauf s’il a des tendances SM, cf infra).

Michael Castleman, notre expert américain, pense même que le «oui» peut être utilisé quand votre amant(e) fait quelque chose «qui se rapproche de ce que vous aimeriez»: «En valorisant les approches successives de ce à quoi vous voulez aboutir, votre amant a plus de chance de l’atteindre». Et c’est moins violent qu’un lapidaire «Ah non, là c’est mon gros orteil».

NB: Si votre partenaire ne parle pas la même langue que vous, tentez le langage des mains ou bien mobilisez vos souvenirs d’allemand première langue. Ça revient très vite.

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Se remémorer la déclinaison du datif masculin peut être long.


Les mots qui excitent

Pour l’instant, avec notre petit «oui», on reste très correct. Pour celles et ceux qui le sentent, puisque l’envie doit toujours être le maître mot, on peut aller plus loin et tester l’effet sur son partenaire de phrases un peu plus crues. On peut rallonger le «oui» d’un «oui, j’aime ça» ou «oui, c’est bon» ou autre selon l’imagination. Faire des compliments est toujours une bonne idée: «Que tu es belle», «Tu me rends folle» ou l’option Alain Delon (aka l’option kamikaze): «Tu es comme le vent qui fait chanter les violons et emporte au loin le parfum des roses.»

Interlude musical en hommage aux paroles, aux chanteuses blondes à paillettes, aux cabines téléphoniques et à Guy Lux.


Certains aiment un peu de crudités dans la salade. Testez votre partenaire avant de vous lancer dans un «Prends ma grosse b*** dans ta bouche, s*****», ça peut surprendre. Et voyez si vous préférez les termes cliniques (comme pénis ou clitoris) ou la poésie (comme branche de roseau ou bouton de rose).

Les grands blagueurs pourront toujours tenter la galéjade pendant l’acte, mais attention, il faut être sûr que ce sera drôle tout en restant sexy. Raconter la blague de Toto aux cabinets risque de faire chuter la libido de votre partenaire plus vite que Felix Baumgartner.

N’oubliez pas qu’après l’amour, il est toujours plus sympathique de s’entendre dire des mots doux que «Je vais sortir les poubelles» ou «Waouh, ça faisait un bail».

Si c’est vrai (et SEULEMENT si c’est vrai), un petit «Je t’aime» ne fait jamais de mal non plus. Et se parler honnêtement de ce qu’on aime, de ce qu’on aimerait faire, de ce qui nous plaît ou pas est le meilleur moyen pour que ce soit encore mieux la fois suivante.

NB: Si vous mentionnez un prénom, faites en sorte que ce soit le bon.

Les safe words

Pour ceux qui s’adonnent à des jeux qui peuvent être dangereux, n’oubliez pas le safe word: le mot à dire quand le partenaire va trop loin. Par exemple, si la petite fessée coquine se transforme en une impossibilité de vous assoir pendant deux semaines, pensez à utiliser le mot magique, dont vous aurez convenu avec votre partenaire avant. Les spécialistes du BDSM conseillent de choisir un mot que vous n’employez pas couramment, ce qui pourrait entraîner des quiproquos. Parcmètre, ostréiculteur ou blanquette de veau feront très bien l’affaire.

Les trucs à ne pas dire

Messieurs, j’espère que vous avez tous remisé avec vos vieux caleçons troués le pathétique «Alors, heureuse?». Mesdames, j’espère que vous avez trouvé mieux que «C’est pas grave, ça arrive à tout le monde.»

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L'usage de panneaux de signalisation est déconseillé.

Il y a des phrases qui marquent, et mieux vaut faire attention à ce qu’on dit dans un contexte d’intimité, où l’on est littéralement à nu devant l’autre. Combien de régimes entamés à cause d’un «j’aime tes grosses fesses» et combien d’hommes traumatisés par un «déjà!?» ? Evitez aussi les citations foireuses du style «L’important, c’est de participer». Ça peut faire rire, mais il faut que votre partenaire soit doté d’un gros sens de l’autodérision.

Soyons bienveillants. Notons les bons points au lieu de souligner les mauvais. «Tu es très doué(e) de tes mains» est toujours plus facile à entendre que «On aurait mieux fait de s’arrêter aux préliminaires». Et s’il n’y a aucun bon point, demandez-vous plutôt ce que vous faites là.

 
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