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19/05/2014

"Love game", ce que pensent les hommes... ou pas

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«Dis donc, Pierre, t’es un homme non?» Difficile de répondre non à cette question. Et c’est là que le piège s’est refermé. Dans le carton de livres que notre spécialiste sexe et panda (aucun lien, même si elle est assez calée en sexualité des pandas) reçoit, un avait attiré son œil lubrique. La couverture rose, talon aiguille, jambes nues? Le titre Love Game?  Non. Ce qui a tapé dans l’œil de miss sexo, c’est le sous titre: «Vous saurez enfin ce que pensent vraiment les hommes!»

«Alors voilà, ton job, c’est de lire le bouquin et de me dire si c‘est vraiment ça ce que pensent les hommes. Je suis sympa, je l’ai feuilleté et c’est très chaud chapitre 13.» Pendant qu’elle me parlait et que j’écoutais que d’une oreille, je me voyais déjà en Mel Gibson, ambiance épilation à la cire et collants dans What women want.


J’aurais dû écouter et arrêt de penser à Mel, j’aurais peut-être évité la plus grosse remise en question de ma virilité depuis qu’on avait demandé aux garçons de s’habiller en jupe à la maternelle.

Parce que si ce que pense et raconte Drew, le héros (bosse dans la finance à Manhattan, se tape une fille par soir, est évidemment très bon dans ce qu’il fait. Tout le temps. Partout), est l’homme absolu, je me situe aux alentours de la petite fille à couette sur l’échelle de la virilité. 

Dès les premières pages, Drew annonce la couleur: «Mais je n’y peux rien si elles me voient, me baisent, et veulent tout à coup devenir la mère de mes enfants.» Parce que procréer, et vite, c’est bien sûr le rêve de toutes les femmes.

En même temps, les femmes que croisent Drew sont comment dire…

«Kate penche la tête sur le côté pour me jauger.

- Vous n’avez jamais été amoureux?

Je secoue la tête.

- L’amour, c’est pour les pigeons, ma belle.»

Elles sont tartes. Voilà comment dire. Enfin, surtout, elles ne lui en collent pas, des tartes. Même quand il dit ça, à la fin du fameux chapitre 13:

«-Mon Dieu… C’était tellement… tellement….

Maintenant, je souris aussi. “Je sais.”»

L’homme a toujours une très grosse confiance en lui en toute circonstances et ne doute jamais de ses performances sexuelles, c’est bien connu. Et même quand il reconnaît une légère faiblesse, comme par exemple dans le multi-tasking, c’est pas de sa faute:

«Voici une réalité pour vous: la plupart des hommes ne peuvent pas effectuer plusieurs tâches en même temps. C’est vrai. C’est pour cela que vous ne verrez pas beaucoup de mecs essayer de préparer un dîner complet pour Thanksgiving.»

D'ailleurs, aucun homme n’est capable d’écrire un livre sur ce que pensent vraiment les hommes, c‘est une femme qui s’y colle. En l'occurrence Emma Chase. Qui arrive quand même à faire tenir toute son intrigue sur le fait que son héros est absolument incapable de répondre à cette question:

«Cela n’a aucun sens. Pourquoi quelqu’un voudrait-il être ami avec une personne avec laquelle il a pu baiser et avec laquelle c’est terminé maintenant? Quel serait l’intérêt?»

Je sais pas Drew, tu boucles des deals à 20 millions de dollars, tu penses pas que les gens veulent juste pas être en guerre avec la terre entière?

Je vous épargne l’intrigue, d’autant que ça se finit bien («Je sais») et qu’il y a deux autres tomes en préparation. Je vous laisse avec cette dernière pépite de Drew. Je vous promets de la tenter un de ces 4 pour remonter sur l’échelle de la virilité. Et je vous dirais si j’arrive à éviter la baffe/et ou le procès:

«Bonjour Kate, tu as l’air particulièrement appétissante, ce matin.»

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14:55 Publié dans CULture | Lien permanent | Commentaires (1)

13/05/2014

Jouir et chanter en même temps, c’est possible (mais difficile)

 

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Michel Sardou se vantait de tout faire  «en chantant», le groupe électro Adam a voulu voir si c’était possible. Les trois chanteuses du groupe néerlandais se sont filmées pour le clip de la chanson «Go to go» en train de se donner du plaisir avec un sextoy, resté hors cadre. Et elles ont tenté d’entonner la chansonnette sans couacs. Pas facile de tenir la note dans de telles conditions.

Cette performance n’est pas sans rappeller les vidéos «Hysterical littérature» de l’artiste Clayton Cubitt qui met en scène des femmes lisant à voix haute un classique de littérature pendant qu’un sextoy les déconcentre.

11:28 Publié dans CULture | Lien permanent | Commentaires (1)

11/03/2014

Les pionniers de l’orgasme

 

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Ce sont un peu les Pierre et Marie Curie du sexe: William Masters et Virginia Johnson ont découvert l’orgasme. Ou presque: ils ont consacré leur carrière à explorer la «réponse sexuelle» humaine, où comment notre corps entier, nos muscles, notre cœur, notre cerveau, réagissent à l’excitation sexuelle?

Dans l’Amérique puritaine des années 1950, il fallait une bonne dose de courage et d’audace pour se lancer dans une étude sur la sexualité. Malgré les réticences de ses confrères, le docteur William Masters, célèbre gynécologue-obstétricien réputé pour avoir résolu de nombreux problèmes de stérilité, se lance en 1956, à l’hôpital de Saint-Louis dans le Missouri, dans une étude inédite sur la sexualité humaine. Epaulé par sa charmante assistante Virginia Johnson, qui deviendra son épouse quelques années après le début de l’étude, Masters recueillera des centaines de témoignages et de données statistiques sur la réponse sexuelle humaine. Ses outils: des électrocardiogrammes, des sondes, des vibromasseurs équipés de caméras et surtout des «cobayes» volontaires pour se masturber ou faire l’amour reliés à des appareils de mesure divers et variés.

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L’étude Masters&Johnson reste aujourd'hui une référence dans le domaine de la sexologie. Les données statistiques recueillies ont permis de donner le premier état des lieux de la vie sexuelle des Américains et a ouvert la voie à d’autres études dans les pays occidentaux. Ils ont été les premiers à estimer que la sexualité était un domaine d’étude médical comme un autre et que la morale n’avait rien à voir avec la santé. C’est aussi à eux que l’on doit la première description des quatre phases du cycle sexuel: excitation, plateau, orgasme, résolution. En images, on comprend mieux:

1/l'excitation

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2/ le plateau

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3/l’orgasme

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4/la résolution

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Travailler pour la science dans un bordel, recueillir des données scientifiques en observant des gens se donner du plaisir… Une telle aventure valait bien une série: Masters of sex (qui sort en DVD le 13 mars) retrace les péripéties de William Masters, anti-héros guindé dans sa blouse blanche (qui réussit l’exploit d’être quand même un peu sexy), et de Virginia Johnson, femme indépendante, entêtée et moderne, la seule à pouvoir délier les langues des femmes qui subissaient encore, plus qu’elles n’en étaient actrices, leur vie sexuelle. Romancée mais basée sur la véritable histoire de ces deux pionniers de la sexologie, Masters of sex nous ramène à un temps, pas si lointain, où les corps étaient des énigmes et le sexe tabou. Un hommage à ceux qui ont osé mettre leur carrière en jeu pour que femmes et hommes comprennent mieux cet «élan vital» qui transforme corps et esprits. 

Masters of sex, intégrale de la saison 1. En DVD chez SPHE. 34,99€.


16:15 Publié dans CULture | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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