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19/12/2014

Petit Papa Noël, je voudrais un orgasme cette année

 

 

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Le 21 décembre, c’est la Journée mondiale de l’orgasme. Enfin, mondiale, enlevons de cette grande célébration les huit femmes Françaises sur dix qui ont du mal à jouir. Les conclusions d’une étude Ifop (réalisée pour le site de vidéos porno Cam4)  publiée le 17 décembre ne sont pas très excitantes: au cours des douze derniers mois, 79% des Françaises sexuellement actives disent avoir eu «des difficultés à jouir» et 20% des femmes ont déclaré avoir eu un orgasme «il y a plus d’un an.» 7% n’en ont même jamais eu. On ne va pas lancer un orgasmothon pour les femmes françaises, mais ces chiffres accablants méritent qu’on se penche un peu sur les causes du désastre.

Non, les femmes ne sont pas toutes frigides

Quand on rate un gâteau, on accuse la farine? L’idée que l’orgasme féminin serait compliqué et long à obtenir semble conforter pas mal d’hommes: si Bobonne ne prend pas son pied, c’est parce que c’est la nature. Non. Les femmes ont des capacités orgasmiques largement plus élevées que les hommes: le clitoris, par exemple, compte plus de 8.000 terminaisons nerveuses, soit deux fois plus que le pénis. Elles ont aussi beaucoup plus de zones érogènes que les hommes: clitoris, vagin, bouche et lèvres, haut de la nuque, seins et mamelons sont largement plébiscités par les femmes, mais aussi «le dos, la nuque, les hanches, l'intérieur des cuisses, les épaules, le ventre et les poignets», soulignait une étude scientifique parue fin 2013. Avec cet arsenal de plaisir, comment se fait-il que la bombe n’explose pas? Peut-être parce qu’elle n’a pas été bien dégoupillée…

Le profil type de la femme sans orgasme

D’après l’étude de l’Ifop parue ce jeudi, les femmes les plus jeunes, les plus maigres, les célibataires qui n’ont jamais été en couple et les catholiques pratiquantes sont celles qui ont déclaré ne jamais avoir eu d’orgasme. Pour les moins de 25 ans, cela peut s’expliquer par le manque d’expérience: le plaisir, ça s’apprend. Chez les plus maigres, cela peut être lié à un déficit de production hormonale (rappelons à toutes fins utiles que le gras, cette chose qui se présente sous forme de plaque de beurre, de bouteille d’huile ou de délicieux cheesecake au chocolat, joue un rôle crucial dans le bon fonctionnement du système hormonal). On ne reviendra pas sur les catho pratiquantes, elles font ce qu’elles veulent. Quant à celles qui n’ont jamais été en couple, ce n’est pas du tout une bonne excuse: si on attend de trouver le prince charmant pour prendre son pied, on risque d’attendre longtemps.

99% de travail et 1% de talent

L’orgasme ne tombe pas du ciel. Il faut aller le chercher. Bien sûr, les hommes auraient tout intérêt à s’intéresser d’un peu plus près aux réactions de leur partenaire et à être un peu curieux sur l’anatomie féminine (Quel est la taille du clitoris? Si tu es un homme et que tu as répondu «1 cm», sois plus curieux). Mais les femmes ont aussi toutes les cartes en main : l’orgasme, c’est comme le grand écart, on n’y arrive pas du premier coup. Il faut s’entraîner, quotidiennement (allez, hebdomadairement si vous êtes un peu prude). Les sextoys ont été inventés pour ça. Si on est fauchée, on peut aussi s’en sortir sans matériel. Il faut juste s’autoriser. Et ça, ça peut être encore un obstacle pour pas mal de femmes éduquées dans l’idée que le sexe, c’est sale (vulgaire/honteux/un pêché, rayez les mentions inutiles).

Les langues se délient

En 1992, 75% des femmes disaient avoir eu un orgasme au cours de leur dernier rapport sexuel en date  En 2014, elles ne sont plus que 63%. Il semblerait que les mauvaises statistiques s’expliquent aussi par le fait que les femmes avouent plus facilement ne pas avoir d’orgasme. C’est plutôt une bonne nouvelle. Ce n’est ni honteux ni déshonorant pour son compagnon de le dire, c’est au contraire le seul moyen de faire évoluer ses rapports. Et d’enfin pouvoir monter au septième ciel sans rester bloquée dans l’ascenseur.

 

29/09/2014

Ils ont des centaines d’orgasmes par jour: Comment prendre son pied peut devenir un enfer

 

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Ca peut arriver à tout moment, en faisant les courses, en allant au boulot, en se séchant les cheveux… Pour les malades atteints du syndrome d’excitation génitale persistante (SEGP), l’orgasme n’est pas un vraiment un bon moment. La semaine dernière, une vidéo apparue dans les médias britanniques a fait le tour du web: on y voit Dale Decker, un Américain de 37 ans, s’attraper des triques d’enfer et éjaculer sans aucune stimulation externe. La douleur se lit sur le visage du pauvre homme. 

Pour Dale, le cauchemar a commencé à cause d’un accident qui lui a déplacé un disque intervertébral. «J’ai eu 5 orgasmes en allant à l’hôpital et ensuite, ça n’a jamais cessé», explique-t-il. Pour le sexologue Jean-Claude Piquard, le lien entre sa blessure et les symptômes sont clairs: «On sait que dans la moelle épinière, un petit noyau neurologique gère l’orgasme et l’éjaculation, explique-t-il. Chez l’homme, cette connexion se situe au niveau lombaire. On peut donc penser qu’une blessure à la colonne vertébrale puisse comprimer cette zone et déclencher des orgasmes et des éjaculations indésirés, en dehors de tout contexte érotique.»

Si Dale Decker est un des tous premiers hommes à témoigner d’une telle maladie, chez les femmes le SEGP a déjà fait couler beaucoup d’encre. On se souvient de cette Brésilienne qui avait obtenu le droit de se masturber au travail toutes les deux heures pour soulager son excitation, de l’infirmière américaine qui avait confié au Sun avoir cent orgasmes par jour («Alors que certaines femmes se battent pour avoir un orgasme, moi je me demande comment arrêter les miens»), et de la terrible histoire de Gretchen Molannen, une Américaine qui s’était suicidée à 39 ans après avoir raconté son calvaire au Tampa Bay Times («C’est comme un bouton qu’on voudrait mettre sur off, mais qui ne répond pas. Quand l’excitation arrive, elle est incontrôlable. Je suis en sueur, mon cœur bat à tout rompre, chaque centimètre de mon corps me fait mal. Je panique, j’ai peur de mourir et puis je m’effondre sur le sol et éclate en sanglots»)

Pour les malades du SEGP, le quotidien devient vite un enfer: l’excitation est permanente, la satisfaction inatteignable et leur maladie les coupe bien souvent de toute vie sociale. Les femmes qui ont témoigné dans différents médias racontent toutes avoir dû quitter leur emploi, être gênée vis-à-vis de leurs enfants ou de leur famille, et elles ont bien souvent perdu leur partenaire, effrayé par cette excitation insatiable. Ce reportage sur Michelle Thompson, une jeune Britannique atteinte par le SEGP, nous montre la jeune femme très excitée par un aspirateur ou un sèche-cheveux. Mais aussi par sa voiture, sa bouilloire ou la roulette du dentiste.

Les médecins savent encore très peu de choses sur le SEGP: si les symptômes sont maintenant bien connus (excitation génitale quasi permanente, non liée à un désir sexuel et qui ne disparaît pas après un orgasme), ses causes sont floues. «Chez les femmes, cela peut arriver lors d’interventions chirurgicales sur la moelle épinière», explique Jean-Claude Piquard, auteur de La fabuleuse histoire du clitoris. Mais il peut aussi arriver que le SEGP se déclenche de manière apparemment spontanée. Michelle Thompson explique ainsi qu’elle est atteinte de cette maladie depuis l’âge de quatre ans, sans en connaître la raison. Toutefois, elle admet avoir «compensé une enfance malheureuse avec le plaisir». Le SEGP pourrait-il être une réaction psychologique? Pas uniquement, si l’on en croit une des très rares études faites sur le sujet: en 2008n un neuropsychiatre néerlandais a établi un lien entre le SEGP et le syndrome des jambes sans repos, qui entraine un besoin de bouger les jambes, se tenir debout ou se masser sans cesse.  Le point commun entre ces deux maladies serait un problème neurologique: dans le cas du SEGP, c’est l’activité d’un tout petit nerf proche du clitoris et du vagin qui est en cause. Deux femmes atteintes du syndrome avaient même pu être guéries grâce à des électrodes agissant sur ce nerf. 

A l’heure actuelle, les médecins n’ont pas encore de remède miracle contre le SEGP. Les malades sont souvent suivis par des psychologues mais aucun traitement ne permet de calmer l’excitation. La seule solution reste donc de le cacher le mieux possible: Michelle Thompson est capable d’avoir un orgasme en mangeant ses céréales du petit-déjeuner sans renverser une goutte de lait. «Le fait que rien ne se voit me fait penser que c’est purement psychologique», estime Jean-Claude Piquard, pour qui un «véritable» orgasme entraine des réactions physiques, comme la contraction des muscles, qui ne peuvent pas se cacher. Avant que les médecins ne trouvent une explication au SEGP, Michelle et Dale auront eu des centaines de milliers d’orgasmes.

 

17/09/2014

«J’aime mon vagin», une déclaration d’amour à un organe malaimé

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Le vagin sera sur bientôt sur toutes les lèvres: la chanteuse de rock sexy Julia Palombe a sorti le 15 septembre sa dernière chanson, «J’aime mon vagin», une ode à cet organe féminin malaimé. «Le mot vagin semble toujours être un gros mot, il choque», déplore la chanteuse. Une étude publiée le 1er septembre révèle ainsi qu’une britannique sur deux âgée de 26 à 35 ans était incapable de situer son vagin sur une planche anatomique. Et 40% trouvaient gênant de prononcer ce mot.

Le vagin semble souffrir de l’adage «Loin des yeux, loin du cœur»: «On n’en parle jamais, il y a toujours cette peur du vagin, même chez les femmes car elles ne le voient pas. Elles pensent que c’est laid ou que ça pue», estime Julia Palombe.  Si certaines peignent avec leur vagin ou tricotent des pulls, beaucoup de femmes préfèrent ignorer cette partie de leur corps ou la rendre totalement insipide à grands coups de déodorants, de retouches esthétiques ou d’épilations totales. Des modes que Julia Palombe regroupe sous le label des «fachos de la minette rosée»: «Beaucoup de femmes se font des psychoses avec cette mode de blanchiment de la vulve ou de labioplastie. On va vers une chatte 2.0 complètement artificielle qui est très éloignée de ce que nous sommes réellement, qui n’a plus notre odeur, qui n’a plus de poils, alors que ce sont de grands aphrodisiaques».

Se libérer de ce formatage est un des messages de la chanson. «Affirmer "J'aime mon vagin", pour moi c'est politique. C'est dire aux femmes: "N'ayez plus honte de ce que vous êtes". Et aux hommes: "Je m'assume et je ne me sens pas moins responsable, ni moins compétente que toi"», ajoute Julia Palombe. Mais avant tout, la chanson rappele aux femmes que se connaître et s’accepter est une étape vers le respect: «Dire "J'aime mon vagin", dans le ressenti de beaucoup de gens, c'est un peu comme dire "J'ai des aventures sexuelles", la femme passe immédiatement pour une gourgandine, regrette la chanteuse. Pour moi au contraire, dire j'aime mon vagin, c'est inclure la notion de respect et aussi de limite, donc de consentement. Je sais qui je suis, je m'aime, je me respecte et je te demande d'en faire autant.» 

 
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